De l’opinion des Français sous l’Occupation, on a surtout retenu les engagements marquants : la Résistance et la Collaboration. Cela laisse de côté 96 % d’acteurs silencieux qui choisirent de ne pas s’engager. Savoir ce que pensaient ces silencieux en Loire-Inférieure c’est l’objet de ce livre. Comment jugeaient-ils le régime de Vichy et son chef Pétain, ceux que l’on appelait « les terroristes » (les résistants), de Gaulle, l’occupant, les collaborationnistes, les Américains qui les bombardaient… ? Ce livre restitue le passé dans toute sa complexité.
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Issé pendant l’Occupation Georges Saffré, novembre 2025
S’appuyant sur une collection unique du bulletin hebdomadaire « La Vie Paroissiale d’Issé » (créé en 1922), ainsi que sur les délibérations des conseils municipaux et divers ouvrages et journaux, Georges Saffré retrace les principaux événements et chroniques paroissiales ayant marqué l’histoire locale d’Issé durant l’Occupation. L’auteur veille à respecter la chronologie, malgré la complexité de certains… Poursuivre la lecture Issé pendant l’Occupation Georges Saffré, novembre 2025
Au pays nantais sous l’Occupation 1940-1944 Jean Bourgeon … (XII)…
Automne 1944. Maintenant Nantes et Paris sont libérés, mais pas l’ensemble du pays. Le GPRF présidé par de Gaulle s’est installé dans la capitale et a aboli toute la législation de Vichy. Pétain et ce qui reste de son gouvernement continuent leurs intrigues dans un lointain château en Allemagne ; qui s’en soucie encore ? La liberté et la République retrouvées vont-elles lever les incertitudes, les craintes, la chape d’angoisse qui pesaient sur la population à l’été 1944 ?
Au pays nantais sous l’Occupation 1940-1944 Jean Bourgeon … (XI)…
Juin – Août 1944. L’état de nervosité et d’inquiétude dans lequel depuis des mois vit la population s’est encore accentué à la suite du débarquement, des bombardements, des difficultés sans cesse plus grandes de travail et de vie et devant l’incertitude des jours à venir. La situation intérieure du pays est un sujet tout particulier de préoccupation : l’atmosphère d’intrigue, de mécontentement, de mésentente qui règne un peu partout impressionne la population et la rend anxieuse. Le spectre de la guerre civile hante certains esprits
Au pays nantais sous l’Occupation 1940-1944 Jean Bourgeon … (X)…
Janvier – Mai 1944. Les Nantais n’ont pas été informés officiellement du dénouement de la crise qui opposa Pétain aux Allemands en novembre-décembre 1943. Ils vont pourtant en découvrir les premières conséquences au début de l’année 1944. Hitler a contraint Laval à faire entrer au gouvernement des ultras de la Collaboration : Joseph Darnand et Philippe Henriot. Tout le monde comprend, qu’une nouvelle fois, Vichy a capitulé devant l’occupant
Au pays nantais sous l’Occupation 1940-1944 Jean Bourgeon … (IX)…
Septembre – Décembre 1943. « Les principaux faits qui se sont déroulés au cours des mois de septembre et d’octobre 1943 sont incontestablement les trois bombardements de l’aviation anglo-américaine effectués sur Nantes les 16 et 23 septembre ».
Au pays nantais sous l’Occupation 1940-1944 Jean Bourgeon … (VIII)…
Mars 1943 – Septembre 1943. Cela fera bientôt trois ans depuis la défaite humiliante de 1940 que les Nantais assistent en spectateurs meurtris par l’Occupation allemande à la déchéance du régime de Vichy. En avril 1943 le commissaire central de Nantes parle d’une « lassitude certaine » de la population qui souhaite « la fin prochaine du conflit qui viendrait adoucir la misère actuelle de beaucoup de familles angoissées et sous-alimentées ». La faim et la peur pour tout horizon ?
Au pays nantais sous l’Occupation 1940-1944 Jean Bourgeon … (VII)…
Octobre 1942 – Février 1943. À l’automne 1942, dans la hiérarchie mouvante des préoccupations, les questions d’ordre matériel occupent toujours la première place, obstruent l’horizon, plongent le pays dans la grisaille.
Aux restrictions, aux privations, à la pénurie vient s’ajouter à partir de septembre l’anxiété provoquée par les réquisitions de main-d’œuvre qui brisent les foyers, détruisent les solidarités de l’atelier.
Au pays nantais sous l’Occupation 1940-1944 Jean Bourgeon … (VI)…
Janvier – septembre 1942. « Toujours aussi versatile, naïve et incrédule tout à la fois selon l’origine des nouvelles et selon qu’elles correspondent ou non à ses préférences et à ses préjugés l’opinion publique demeure décevante et décourageante ». Dans son rapport daté du 1er avril 1942 le préfet P. Dupard exprime son désarroi face à une population que, malgré tous les efforts de ses services, il n’arrive pas à réconcilier avec le régime.
Au pays nantais sous l’Occupation 1940-1944 Jean Bourgeon … (V)…
Octobre-décembre 1941. L’automne 1941 commence dans la morosité et finit dans le drame avec toujours en toile de fond, pour la population, la lancinante préoccupation du rationnement : « La question du ravitaillement reste la plus épineuse qui soit et la principale cause du mécontentement général » (Commissaire central de Nantes, 27/10/41).
Au pays nantais sous l’Occupation 1940-1944 Jean Bourgeon … (IV)…
Janvier 1941 – septembre 1941. « Sans doute les difficultés matérielles éprouvées par beaucoup, les craintes d’une famine prochaine (on répète partout qu’elle est totale dans le Nord) contribuent pour la plus grande part à supprimer l’intérêt qu’on attachait précédemment à l’évolution de la guerre ; pour la plupart il s’agit maintenant de vivre et on ne s’intéresse plus qu’à ce problème » (Commissaire central de police de Nantes, 5/05/41).
Au pays nantais sous l’Occupation 1940-1944 Jean Bourgeon … (III)…
Décembre 1940 – novembre 1941. À l’automne 1940 le gouvernement demande aux préfets de lui envoyer un état de leur département, canton par canton. Une visite sur le terrain est fortement conseillée et doit être précédée d’une enquête des services préfectoraux, commune par commune, qui établira pour chacune : composition socio-professionnelle, problèmes économiques, sociaux, administratifs, financiers et les vœux des municipalités.
Au pays nantais sous l’Occupation 1940-1944 Jean Bourgeon … (II)…
Octobre 1940 – Janvier 1941 Philibert Dupard, nommé préfet de la Loire-Inférieure le 17 septembre, prend ses fonctions à Nantes le 1e octobre. L’interprète de la préfecture qui le rencontre le lendemain décrit ainsi l’ancien préfet de l’Yonne : « Fort et teint coloré ; lunettes et yeux clairs ; un très brave homme de bourguignon semble-t-il ». (E. Duméril, ouvrage déjà cité)
