La réunion du 31 janvier 2026 a permis de concrétiser le projet initié par l’association « PEPITES44 » et soutenu par des historiens membres des associations partenaires de créer une revue d’histoire locale consacrée aux communes du nord de la Loire-Atlantique, à l’image de ce qu’il se fait déjà dans d’autres régions du département.



Extraits du Compte-rendu de la Réunion du 31 janvier 2026
Étaient présents :
François Aubrée UNC de Nozay-Puceul et Les Amis de la chapelle de Limerdin
Jean Bourgeon de Treillières au Fil du Temps
René Bourrigaud de Patrimoine de Treffieux
Karen Chauve des Amis du Dougilard à Soudan
Yohann Gourdon de l’ASPHAN et de l’association de sauvegarde de la Tour Saint Clair à Derval.
Jonathan Guillaume des Amis du Dougilard à Soudan
Monique Launay des Amis de l’Histoire d’Héric.
Anne Legrais d’Histoire et Patrimoine de Treffieux
Alexandre Loichon des Amis de la Forge de Moisdon-la-Rivière
Monique Martin autrice de Luttes sociales en milieu rural. La CFDT à Châteaubriant 1936-1986
Ronan Pérennès des Amis de la Forge de Moisdon-la-Rivière
Gérard Provost : Président de l’association « Histoire et Généalogie du Grand-Fougeray »
Georges Saffré historien de Issé
Didier Teffo de PEPITES44
Les participants sont d’accord sur le format d’une revue de 100 pages qui aurait pour titre « Namnètes » et pour sous-titre « Histoire et Patrimoine entre Loire et Vilaine ».
Elle s’étendrait sur les communes au nord de la Loire à l’exception du Pays d’Ancenis déjà pourvu avec la revue de l’ARRA et au nord-ouest, le Brivetais, également siège d’une revue, Coislin.
Sur la question de savoir si la revue serait consacrée à un seul thème ou au contraire présenterait des articles portants sur plusieurs sujets, on opte pour la variété.
Pour le premier numéro d’une revue dont le titre fait référence à la population d’un territoire correspondant en partie à l’actuel département de la Loire-Atlantique il est décidé que des articles
porteraient sur la création de ce département en 1789 (René Bourrigaud) et sur son occupation aux premiers siècles à partir des travaux de Jonathan Guillaume, archéo-géographe.
Les autres articles sont laissés à l’initiative des différentes associations représentées qui enverront le sujet qu’elles auront retenu (texte de 10 000 à 15 000 caractères) au comité de rédaction (à l’adresse de Didier Teffo) pour le 20 mars.
Certains des sujets présentent un exemple local mais il est possible, si le rédacteur le souhaite, de leur donner une dimension plus importante, même si on ne cherche pas systématiquement à couvrir l’ensemble du territoire concerné par la revue. Il suffit que les associations ayant trouvé lors de leurs travaux des faits pouvant corroborer l’exemple exposé le fassent savoir à l’auteur de l’article. L’exercice n’est pas simple à mettre en œuvre mais il peut être enrichissant.
Dans le document préparatoire à la réunion il était question de : « Comptes rendus (recensions) des publications nouvelles sur le territoire (et peut-être plus largement ?) Calendrier des événements passés et à venir (journées du patrimoine, etc.) »
Pour ce premier numéro on s’oriente plutôt vers une présentation des associations participantes ainsi que de leurs productions récentes ou à venir. L’importance de ces présentations sera à définir plus tard en fonction de l’espace laissé disponible par les articles précédents.
Cependant une place particulière sera faite à l’association « Histoire et Généalogie du Grand- Fougeray » dont les travaux couvrent de nombreuses communes du nord du département constituant un bel
outil de travail pour toutes les associations.
Un hommage sera rendu à l’historien du castelbriantais, Christian Bouvet, disparu il y a un an (Anne Legrais et Didier Teffo)
La revue « Namnètes » sera portée par une association du même nom dont les statuts vont être rédigés (René Bourrigaud) et déposés en préfecture.
Didier Teffo, se charge de réaliser la maquette de la revue. Il a également proposé une première estimation du coût de la revue à partir d’un devis réalisé par l’imprimeur avec lequel il travaille
habituellement.
Un comité de rédaction a été constitué, il est composé pour l’instant de : François Aubrée, Jean Bourgeon, René Bourrigaud, Yohann Gourdon, Jonathan Guillaume, Anne Legrais, Alexandre Loichon,
Ronan Pérennès, Georges Saffré, Didier Teffo.
Ce comité ne demande qu’à s’élargir par l’arrivée de représentants d’associations qui n’ont pu être présentes à la réunion fondatrice. Qu’ils n’hésitent pas à se faire connaître auprès de Didier Teffo.
La publication de la revue est prévue pour fin novembre-début décembre 2026.
Les contributions devront être retournées au Comité de rédaction pour le 30 juin.
Rappel : les associations enverront les sujets ou thèmes retenus au comité de rédaction le 20 mars au plus tard. Le comité de rédaction fera le point le 28 mars lors du Forum organisé par « PEPITES44 » à Bouvron.
Compte rendu de la réunion de l’association Namnètes le 28 mars 2026 à Bouvron
Le samedi 28 mars 2026, à 13 heures, les représentants des associations du réseau Namnètes, se sont réunis dans l’amphi de la Salle culturelle Horizinc de Bouvron.
Etaient présents : Jean Bourgeon de Treillières au fil du temps, René Bourrigaud de Treffieux histoire et patrimoine, ces derniers ont présidé la réunion. Jonathan Guillaume des Amis du Dougilard à Soudan, François Aubrée UNC de Nozay-Puceul et les Amis de la chapelle de Limerdin, Monique Launay des Amis de l’Histoire d’Héric. Anne Legrais d’Histoire et Patrimoine de Treffieux. Ronan Pérennès des Amis de la Forge de Moisdon-la-Rivière . Etaient aussi présents des représentants d’autres associations invités (L’ARRA d’Ancenis) ou venus simplement s’informer : Benoît Nicol de l’association d’histoire de Batz-sur-Mer et d’autres de Saint-Mars-duDésert…
Excusé : Didier Teffo et Michel Quirion-Yves Houdeville de La Chapelle-sur-Erdre Au Pas des Siècles.
Ce fut l’occasion de faire le point
1 – sur la mise en place de l’association qui portera la revue Namnètes
2 – sur l’avancée de la réalisation du premier numéro de la revue/
1 Mise en place de l’association qui portera la revue Namnètes.
Vu le peu de temps imparti à la réunion nous avons décidé de fixer une réunion de travail plus longue pour :
Adopter les statuts. À cet effet René Bourrigaud a écrit un modèle de statuts en 3 couleurs (en noir ce qui est définitif ; en rouge ce qui est à débattre ; en bleu ses remarques) qui va être envoyé à chacun.
Fixer les modalités de déclaration
Préciser les fonctions du comité de rédaction qui compte aujourd’hui 10 membres : François Aubrée, Jean Bourgeon, René Bourrigaud, Yohann Gourdon, Jonathan Guillaume, Anne Legrais, Alexandre Loichon, Ronan Pérennès, Georges Saffré, Didier Teffo.
Cette réunion vaudra assemblée générale constitutive de la revue.
2 Réalisation du premier numéro de Namnètes.
La revue Namnètes n° 1 contiendra en 100 pages : un éditorial, 14 articles, une présentation des associations du réseau « Namnètes » ; une présentation des productions récentes des associations du réseau.
Les articles :
Les projets d’articles qui ont été envoyés à Didier Teffo pour le 20 mars 2026 sont:
Un éditorial par le président ou le collectif.
René Bourrigaud, Jonathan Guillaume : Le territoire des Namnètes : les origines et le découpage du département de Loire-Inférieure pendant la Révolution.
Yohann Gourdon : La population du territoire aux XIVe et XVe siècles
Jonathan Guillaume et Karen Chauve : La Chapelle du Dougilard à Soudan : découvertes et perspectives archéologiques
François Aubrée : Un négociant nantais aux champs : l’expérience agricole de Thomas Dobrée (1814-22)
Michel Quirrion : L’arrivée du train à La Chapelle-sur-Erdre 1877 et 1901
Isabelle P. et Chantal J. : Le Bois des Princes à Moisdon-la-Rivière : un paysage et une biodiversité hérités d’une longue histoire
Loïc D. (de Nozay) : Les palis : une spécificité dans la région de Nozay.
Jean Bourgeon : Le Monument aux morts de Guémené-Penfao
Monique Launay : L’art campanaire dans nos campagnes (Héric et autres exemples)
Loïc C. Michel L. (Derval) : Le moulin à vent du Thu
Anne Legrais et Didier Teffo : Hommage à l’historien Christian Bouvet
Gérard Provost : l’association « Histoire et Généalogie du Grand-Fougeray »
Comptes rendus d’ouvrages récents :
Ronan Pérennès :
- Luttes sociales en milieu rural : la CFDT à Châteaubriant 1936-1986 de Monique Martin
- Bruyère treffiolaise de Treffieux Histoire et Patrimoine
René Bourrigaud : Issé pendant l’Occupation, de Georges Saffré
Loïg Bonnet présente un ouvrage collectif réalisé sous la direction de Dominique Lepage :
Dictionnaire des magistrats des comptes de Bretagne XIV – XVIII siècle
Pour clore cet article quelques éléments sur le nom de Namnètes :
(Extrait de Wikipedia par René Bourrigaud)
Les Namnètes, en latin Namnetes[1], sont, au cours de l’Antiquité, un peuple celte de l’ouest de la Gaule préromaine puis romaine, dont le territoire correspond à la partie nord de l’actuel département de la Loire-Atlantique.
Mentionnés seulement au moment de la conquête de la Gaule chevelue par Jules César, ils sont cependant présents en Gaule au moins depuis le IIe siècle avant notre ère et constituent à l’époque romaine une des soixante[2] cités des Trois Gaules[3], faisant partie de la province de Lyonnaise à partir du règne d’Auguste et de la province de Lyonnaise troisième (chef-lieu : Tours) à partir du règne de Constantin (IVe siècle). À l’époque romaine, leur territoire est délimité par la Loire, les territoires au sud de ce fleuve ayant été attribués par Rome à la cité des Pictons (chef-lieu : Poitiers), qui contrôle en particulier le port de Rezé (Ratiatum).
Le chef-lieu des Namnètes, appelé Condevincum en gaulois latinisé, mais aussi Portus Namnetum (« Port des Namnètes »), devient à partir du IVe siècle le siège d’un diocèse chrétien. La ville de Condevincum reçoit le nom des Namnètes à la fin de l’Antiquité, devenant Namnetes, puis « Nantes »[4]. Les autres localités de la cité des Namnètes (notamment Blain, 35 km au nord de Nantes), sont connues grâce à des traces archéologiques, dont aucune n’indique leurs noms antiques.
Peuple mineur dans la Gaule indépendante[5] comme dans l’Empire romain, les Namnètes ont suscité peu d’intérêt chez les auteurs romains ou grecs. Par ailleurs, les vestiges archéologiques sont modestes, notamment à Nantes, entièrement construite sur la ville antique.
Origines
Les Namnètes étaient une tribu secondaire, située au nord de la Loire et dépendante des puissants Vénètes, qui contrôlaient le débouché de la Loire et le commerce de l’étain avec les îles britanniques (port de Corbilo, encore mal situé, dans la zone de la Grande Brière, encore zone de mer à l’époque).
Étymologie
Il est généralement rattaché à une racine celtique *nant correspondant à la notion de cours d’eau, ou de vallées, peut être d’origine pré-celtique, que l’on retrouve aussi dans le nom de localités comme Nant, Nantua.
Territoire
Les territoires des peuples gaulois d’avant la conquête sont connus de façon approximative en référence aux territoires des cités romaines de Gaule, connus d’une part grâce à des éléments toponymiques, d’autre part grâce aux cartes des diocèses de l’Époque moderne[24], peu différents des diocèses établis dans l’Antiquité tardive, qui correspondent aux cités romaines de Gaule.
À l’époque romaine, le territoire des Namnètes s’étend au nord de la Loire de son embouchure jusqu’à la ville actuelle d’Ingrandes (Maine-et-Loire), située en amont d’Ancenis. Le nom de cette ville, Ingrandes, vient d’un toponyme gaulois fréquent en France[25]), marquant la frontière entre deux peuples gaulois, ici avec les Andécaves. Ingrandes-sur-Loire est encore aujourd’hui à la limite des deux départements de la Loire-Atlantique et de Maine-et-Loire.
Vers le nord[26], leur territoire est probablement séparé par la Vilaine de ceux des Vénètes et des Coriosolites, si on tient compte des limites du diocèse de Nantes et par le Semnon de celui des Riedones.
Au sud de la Loire, se trouvent les territoires des Pictons et des Ambilatres.
Au nord-nord-est, il est possible que leur territoire ait empiété sur la Mayenne et le Maine-et-Loire, allant jusqu’à englober le Craonnais[24].
Bibliographie
- Alain Ferdière, Les Gaules (provinces des Gaules et Germanies, Provinces Alpines). IIe siècle av.-Ve siècle ap. J.-C.), Paris, Armand Colin, 2005.
Manuel universitaire pour une vue d’ensemble récente. - Paul Bois (dir.), Histoire de Nantes, Toulouse, Privat, 1977, p. 25-43 (chapitre « Nantes antique », de René Sanquer, alors maître-assistant à l’université de Bretagne occidentale).
- Jacques Santrot, « Au temps d’Argiotalus, Nantes, Rezé et le port des Namnètes », Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest, nos 115-1, 2008, p. 55 à 97 (lire en ligne [archive])
. Cet article étudie de façon détaillée non seulement le cas d’Argiotalus, mais aussi nos connaissances sur les Namnètes, ainsi que les relations de Nantes et Rezé au début de l’Empire romain. Il procède d’une version plus détaillée (ci-après).
- Jacques Santrot[34], Anne Morin et Mathilde Grünewald[35], « Argiotalus, fils de Smertulitanus, cavalier namnète à Worms (Allemagne) sous Tibère », Revue archéologique de l’Ouest, volume 25, 2008, p. 187-208.

