« Conquereuil Patrimoine » présente un aperçu des richesses patrimoniales de la commune de Conquereuil sur les thèmes : Châteaux, maisons modernes, manoirs et maisons de caractère, chapelles, édifices religieux, croix, patrimoine de proximité, industrie, carrières, moulins, communications, agriculture, artisanat, topographie, rivières, étangs, bois, flore, mégalithes, archéologie. (Inventaire : Anne Legrais, José Teffo, Didier Teffo, Gilbert Massard).

Population : 1806 (750), 1901 (1518) 1990 (893)
Topographie : Plateau, avec, au versant nord le bassin de la Chère, au versant sud celui du Don. Bourg au sud du Don (18m) Moulin blanc (62m).
Rivières, ruisseaux : Limite communale sud : le Don, au sud-ouest un affluent, le Catillac. Ruisseaux de la Renouillière et du Gré Collin, tributaires de la Chère nés sur le plateau.
Etangs : Coisma, Mortier du Faux
Bois : Flore : Allée de chênes du XVe siècle, Présents depuis 600 ans, les arbres de cette allée sont les témoins historiques du Grand-Pont-Veix
ZNIEFF: Abords de l’étang de Coisma : Petit étang et ses abords occupés par une mosaïque de pelouses, fourrés et boisements, présentant une intéressante flore calcicole. Quelques plantes d’intérêt patrimonial, rare ou peu communes dans le département. Étang du Mortier du Faux : La zone est un petit étang situé dans la commune de Conquereil, en voie de comblement présentant d’intéressantes formations végétales. Deux espèces protégées sont recensées : la Litorelle uniflore (Littorella uniflora, protection au niveau national) et la Canche capillaire (Deschampsia setacea, protection au niveau régional).
Châteaux : Château Sainte-Emilie (1870), pressoir à cidre. Château du Grand-Pont-Veix : colombier
Manoirs, maisons de caractère : Hôtellerie du Gran-Pont-Veix, presbytère.
Chapelles, édifices religieux : Chapelle du Grand-Pont-Veix (XVe), cloche des lépreux, périmètre protégé autour de la chapelle inscrite MH 21/10/1954. Eglise Saints Donatien et Rogatien (fonds baptismaux classés MH en granit (XVIe) (chemin de croix de l’artiste Parageau) L’église est bâtie de 1884 à 1886 en calcaire de Sireuil, par M. Bourgouin fils, sur un ancien cimetière, à côté de l’ancienne église. Le clocher, mesurant 55 m de hauteur, fut érigé plus tard, en 1935.
Patrimoine de proximité : Puits Saint Louis, Four à pain
Industrie, carrières : anciennes carrières locales de schiste ardoisier abandonnées au XXe siècle.
Aux lieux dits Feuillet, Mortier du Faux, Bréhain, autour des étangs de la Renouillière et de Coisma existent d’anciennes carrières de calcaire impossibles à dater malgré la proximité de la voie romaine
Moulins : 1857 : quatre moulins à vent : moulin Périgaud, moulin du Chêne, moulin Gallard, et moulin des Grontières. moulin à eau de Pontveix, appelé aussi moulin Godart, sur le Don, près de la voie romaine. Communications: Ancienne voie romaine, Gué gaulois de Pont-Veix, utilisé pour la voie romaine, il est fait de dalles de schiste plantées verticalement sur plus d’un mètre . Gare de Conquereuil-Pierric sur la ligne de chemin de fer de Saint-Vincent-des-Landes à Massérac. Inaugurée en 1881 par la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest, elle est fermée au trafic voyageurs en 1939 et déclassée en 1954 par la Société nationale des chemins de fer français (SNCF).
Commémoratif : pendant la guerre toute la population de Conquereuil savait qu’Euphrasie Lahue cachait des enfants juifs, mais il n’y a eu aucune délation, aucune dénonciation. L’attitude de la population a été irréprochable Archéologie : Cadinais : cimetière de l’âge du Bronze
Histoire : Les landes de Conquereuil furent le lieu de l’affrontement, à la fin du Xe siècle, des armées des comtes de Nantes et de Rennes. Conan de Rennes, arrêté une première fois par Guerech de Nantes en 990, y perd la vie deux ans plus tard en combattant contre le comte d’Anjou Foulque Nerra allié du jeune comte nantais Judicaël, héritier du duc Alain Barbetorte.
Conquereuil a connu une expansion importante au XVIIIe siècle avec l’exploitation locale des schistes ardoisiers, dont l’arrêt au XXe siècle a provoqué la fin de ce dynamisme.

3 Ancienne hôtellerie XVe et Château XIXe du Grand-Pont-Veix
4 Ancienne hôtellerie, étape d’accueil sur le chemin de Nantes à Rennes
Relais du Grand-Pont-Veix
La seigneurie de Pontveix était située à mi chemin entre Nantes et Rennes, à une journée de cheval de chacune des deux villes, en suivant l’ancienne voie romaine …
Les cavaliers trouvaient à Pontveix, une hospitalité confortable dans l’hôtellerie datant du XVe siècle. Dès le Moyen-âge, étape d’accueil sur la route de Rennes à Nantes, derrière l’actuel château, on peut admirer l’hôtellerie.
Le manoir appartenait au XVe siècle à Jamet Godart, secrétaire du duc Jean V, puis à Jean Gueheneux. Il passe ensuite aux familles d’Aiguillon, du Poulpiquet. Début XXe, la famille de Martel réside à Pontveix.
A la mort d’Aimé de Martel , en 1904, le site revient à M le Provost de Launay, puis en 1910 à la famille Frèrejouan du Saint, toujours propriétaire des lieux.

3 Allées de chênes du XVe siècle menant au Grand-Pont-Veix
4 Château Saint-Emilie
Chapelle du Grand Pont-Veix
Sur le site du Domaine du Grand Pont-Veix, , s’élève une chapelle, bâtie en schiste et surmontée d’un lanternon. Les habitants du domaine, ainsi que ceux du village, pouvaient seuls entrer dans ce modeste sanctuaire; serviteurs, voyageurs ou pèlerins en route pour St Jacques de Compostelle suivaient , les offices depuis l’extérieur.
La chapelle est dédiée à Ste Marguerite, sainte patronne de Marguerite d’Aiguillon. La tradition rapporte qu’elle fut construite à l’emplacement d’une antique chapelle, érigée près de la voie romaine Nantes Rennes et dédiée à Ste Marguerite d’Antioche. Elle aurait été construite, à l’origine, par les aïeux de Maximilien de La Chênaie, au retour de la septième croisade.

3 Moulin du Grand-Pont-Veix 4 Ancien presbytère rehabilité
Etang de Coisma
Cet étang d’une superficie de 3 ha est un lieu encore très préservé qui a su conserver son aspect sauvage. Les pêcheurs trouvent ici des eaux poissonneuses.
Ce petit étang dont les abords sont occupés par une mosaïque de pelouses, de fourrés et de boisements, présente une intéressante flore calcicole, avec entre autre quelques plantes d’intérêt patrimonial, rares ou peu communes dans notre département comme l’Ophrys abeille.
Cette ancienne carrière de gravois et quartz roulés, aujourd’hui devenue l’étang de Coisma abrite une flore calcicole. C’est une des enclaves de roches sédimentaires calcaires qui se retrouvent de manière exceptionnelle à l’intérieur du Massif armoricain, source importante de diversité pour la flore armoricaine.

3 Hôtellerie du Grand-Pont-Veix 4 Panneau signalisant la voie romaine
Voie romaine : Pont Veix est un lieu de fréquentation très ancien, puisque là, l’ancienne voie romaine passe le Don. Récemment mise en valeur, la voie romaine en approchant le site de Pont-Veix laisse découvrir toute une portion encore pavée. Parcourez l’ancien chemin celte devenue voie romaine. Ce sentier est à l’initiative des communes de Conquereuil, Guémené Penfao, Le Gâvre, Marsac sur Don et Vay.
Souvenir concret des chemins gaulois puis romains. Venant de la forêt du Gâvre, l’ancienne voie romaine atteint et traverse le Don au gué de Pont Veix. À l’époque gallo-romaine, Blain étant un centre secondaire (un vicus) de la cité des Namnetes, la voie romaine Nantes(Condevincum)-Rennes (Condate) traversait l’actuel territoire de Blain d’où elle gagnait Conquereuil par Grand Pont Veix (pons vetus, vieux pont) sur le Don.
La voie, unique depuis Blain, se divisait alors en deux branches, dont l’une prenait la direction nord , allant à Rennes, et l’autre commençant à Pontveix, passait au village de Couaveix, puis se dirigeait ensuite vers des villages de la commune de Derval, et se dirigeait vers Châteaubriant en passant par la forêt de Domnaiche.

Les Grands Fossés (archéologie), restes de retranchements en terre, délimitent un trapèze dont le pourtour était encore visible en 1892 sur près de 5300 m.
Le petit côté, face au Nord-est sur 2200 m, au-dessous du chemin des Sauniers, domine les bas-fonds humides au sud du village des Mortiers.
Le côté occidental, à angle droit sur ce petit côté, rejoint les bords du ruisseau de Castillac, obliquant légèrement vers l’ouest, après la coupure par le chemin de fer de Châteaubriant à Redon à la rencontre de l’ancien chemin vicinal de Bréhain, formant un bourrelet arrondi au-dessus du niveau du sol, ou une traînée blanchâtre et stérile.
Du côté Est la ligne démarre à la jonction des routes de Conquereuil à Pierric et de Châteaubriant à Redon, passant un peu à l’ouest du moulin de Perrigaud, vers l’étang du Mortier du Faux où elle se redresse vers l’Est. Près de l’étang, le talus a 4m de large sur plus de 2 m de hauteur, flanqué d’une douve de 1,5 m de large. Des excavations irrégulièrement creusées s’alignent en dehors de la douve auprès de la voie romaine qui remontait vers le nord.
