« La Chevallerais Patrimoine » présente un aperçu des richesses patrimoniales de la Chevallerais sur les thèmes : Châteaux, maisons modernes, manoirs et maisons de caractère, chapelles, édifices religieux, croix, patrimoine de proximité, industrie, carrières, moulins, communications, agriculture, artisanat, topographie, rivières, étangs, bois, flore, mégalithes, archéologie. (Inventaire : Anne Legrais, José Teffo, Didier Teffo, Gilbert Massard).
Le 27 novembre 1949, La Chevallerais est érigée en commune, séparée de la commune de Puceul. Le 1er janvier 1950, Julien Lodé devient le premier maire de la commune.
La première trace de l’existence d’une chapelle remonte à 1620. À cette époque, le pays n’est qu’une immense forêt. Pendant une partie de chasse, un chasseur s’égare, un autre le prenant pour un quelconque gibier le blesse gravement d’une flèche à la tête. Atterré par sa méprise, le chasseur maladroit fait le vœu d’élever une chapelle à la Vierge à l’endroit même, si celui-ci guérit. Selon la légende, le miracle s’accomplit. Le chevalier tient sa promesse : la chapelle est érigée. On l’appelle « Chapelle du vœu » ou « Chapelle de bonne nouvelle ». On donnera à la vierge le nom de Notre-Dame de Bonne Nouvelle. Le rendez-vous de chasse des chevaliers prendra le nom de La Chevalleraye puis plus tard La Chevallerais.
Population : 541 habitants en 1954 Topographie : de 18 m à 42 m
Ruisseaux, Rivières : Bourg, Bodebril, Blandinais, affluents de l’Isac, limite sud.
Manoirs, maisons de caractère : ancienne école
Chapelles, édifices religieux : église Notre Dame de Bonnes Nouvelles : chaire, cloche de Dame Olive de Lacci, statue de Notre Dame de Bonne Nouvelles provenant de l’ancienne chapelle de la Chevallerais incendiée en 1794. Autre chapelle disparue près de l’ancienne école fondée par l’abbé Lespuech. Croix : Sur la trentaine de croix que compte la commune, 15 sont en pierre de schiste.
Patrimoine de proximité : Fontaine Notre Dame de Bonnes Nouvelles
Le Pont de la Liberté, comme celui au-dessus de l’Isac, n’a été construit qu’en 1875. La route principale qui mène aujourd’hui au bourg n’existait pas encore. Les Chevalleraisiens devaient emprunter le pont du Gué de l’Atelier, situé à 1 Km vers l’Ouest ou le pont de la Remaudais situé à plus de 2 Km vers l’Est, allongeant fortement les temps de déplacement.
Commémoratif : Monument aux morts, inauguré en 1920. Pendant la Première, sur les 831 Chevalleraisiens, 130 hommes ont été mobilisés et 40 d’entre eux n’en sont jamais revenus.
Archéologie : Dans l’île aux Lièvres, sur l’Isac, située entre la Chevallerais, au nord, et le château du Dréneuc, au sud, en 1828, lors des travaux du canal de Nantes à Brest, les ouvriers découvrirent un vase en argile rempli d’objets en bronze. Le dépôt a pu regrouper une quarantaine d’objets au minimum. Ce sont là vraiment des objets typiques des dépôts de l’horizon métallique dit « à épée à pointe en langue de carpe », caractéristique de la phase 950-800 avant notre ère. Ces dépôts sont les témoins de l’apogée du bronze atlantique, période marquée par une fabrication intense d’armes et d’outils qui se retrouve typologiquement sur toute la façade atlantique.
Histoire : Le 4 août 1944, trois résistants chevalleraisiens sont informés que trois soldats allemands viennent de rentrer dans une maison à l’Hôtel-Fourré pour y trouver de la nourriture. Ils s’y rendent et un combat s’engage. Les trois soldats allemands sont tués et leurs corps cachés à la hâte. Malgré
les recherches, l’Occupant ne les retrouve pas. Aujourd’hui, les « Anciens » de la commune, qui ont vécu cet événement, sont tous unanimes pour dire que s’ils avaient été retrouvés, La Chevallerais aurait pu ressembler à Oradour-sur-Glane… Les corps des trois soldats ont été rendus à leurs familles bien des années plus tard.


2 Vitrail de l’église de la Chevallerais avec le nom des mécènes 3 Vitrail de l’église de La Chevallerais : Statuette ND de Bonne nouvelle confiée à une fillette de 13 ans par un Républicain pour la soustraire à l’incendie de la chapelle en 1794.
1852 : construction de l’Église
L’Abbé Foulon, curé de La Chevallerais, joue le rôle de coordonateur et de maître d’œuvre. Une carrière est trouvée à la Tonderie, Héric. Des paysans d’Héric, de La Hamonais, Grand’Ville, Passac, Dreneuf, Remaudais participent en charroyant les pierres de leur pays. Quand la pierre vient à manquer, les gars de La Chevallerais se déplacent alors à Puceul, Saffré et Nozay. Pour du sable sur son terrain près du Clos de Hel, un tableau de la future église portera son nom et le don, gravés dessus. Pour le bois, 82 chênes sont abattus par des villages et de familles. La construction est terminée, à la Toussaint 1855.
Quasiment tous les villages aux alentours ont participé. Pomain, Coguet, Blandinais et Theli, l’Hotel-Ferrand, Civelais, Bode-Brie, Grisons, Roussière pour ne citer qu’eux.

3 Pont sur l’Isac construit en même temps que celui du Canal, en 1875
Eglise de la Chevallerais : 4 Statue de ND de Bonne Nouvelle 5 Cloche de 1444
Eglise N.D.de-Bonne-Nouvelle. Avec son clocher caractéristique, elle a été construite en 1853, et remplace l’ancienne chapelle de 1620, brûlée en 1794, par des patriotes hostiles aux prêtres réfractaires. Reconstruite à la Restauration, mais trop petite pour le bourg alors en expansion, elle est remplacée en 1853 par cette église. La corniche est en pierre bleue de Nozay. La chaire, qui appartenait primitivement à l’église abbatiale de Paimpont, date du XIII-XIVe siècle. Elle a été réalisée par un moine bénédictin.
Au fond du transept nord, la cloche de Dame Olive de Lacci qui, comme l’indique la légende en lettre gothiques gravées sur le bronze, l’avait offerte à l’abbaye de Bout-de-Bois, en MCCCCXLIIII, date du XVe siècle, l’une des plus anciennes du département.

4) Fontaine Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle et ses ex-voto.
L’Isac : rivière
Affluent en rive gauche de la Vilaine, d’une longueur de 78.7 km, il traverse 2 départements et 11 communes (Abbaretz, Saffré, Héric, La Chevallerais, Blain, … et Théhillac en Morbihan).
L’Isac prend sa source à 45 m d’altitude sur la commune d’Abbaretz et se déverse dans la Vilaine 79 km plus loin à Théhillac face à la ville de Rieux qui se situe aussi dans le département du Morbihan.
L’Isac présente un fort degré d’artificialisation du fait de la réutilisation de la majeure partie de son cours (35 km) par le canal de Nantes à Brest, construit en 1833. Celui-ci rejoint la vallée de l’Isac à Bout-de-Bois, pour le longer sur sa rive droite pendant 5.6 km avec de confluer avec lui en aval de l’écluse du Gué de l’Atelier, sur la commune de Blain.

3 Pont sur le Canal de Nantes à Brest près du bourg 4 5 Berges du Canal en aval du Pont
Le canal de Nantes à Brest a été creusé par des centaines de bagnards, prisonniers de guerre, paysans, ouvriers…
Ancien projet de désenclavement de la Bretagne repris pour relier Nantes aux grands ports de guerre bretons (Brest et Lorient) en 1811, avec 8 rivières (dont l’Isac), 3 tronçons de jonction (3 biefs de partage : Glomel, Hilvern et Nort-sur-Erdre) et 238 écluses.
Dès 1842, la totalité du canal devient enfin accessible aux chalands, pour le transport d’ardoise, bois, sable, tuffeau, houille, chaux, engrais, céréales, sucre, vin, sel. Fin XIXe,
35 000 tonnes/an circulaient. Le barrage de Guerlédan, construit en 1928, et l’essor des transports routier et ferroviaire font chuter la navigation. A partir des années 1960, les embarcations de plaisance remplacent les chalands.

4 Bellevue 5 6 Moulin du Rôty
Les croix de la Chevallerais :
Schiste : plate (3) : Bellevue, Marsolière, Moulin du Rôty
Pattée (9) : Aulnaie, Bissac, Bois-Luce, Chalonge, D27, Lappé (2), Route de la Grigonnais, Route de Saffré
Autre (3) : Clos d’Hell, D27 bourg, Route du Gâvre
Fer (2) : Hôtel Foucré, Isac
Béton (3) : Bois-Luce, Lappé, Moulin du Rôty
Béton arbre (4) : Kermaria, Mortier-de-la-Hervotière, Pâtis aux lièvres, Rotte des bois
Socle (1) : Lavau
Fonte (3) : Beausoleil (cassée), Bourg, Chênaie-Colas

4 5 Bourg D27 6 7 Lappé 8 9 Bois-Luce

4 Sainte Marie 5 Chênaie-Colas 6 Hôtel Foucré
7 Lavau 8 La Rotte des bois 9 Lappé
