« Le Gâvre Patrimoine » présente un aperçu des richesses patrimoniales de la commune du Gâvre sur les thèmes : Châteaux, maisons modernes, manoirs et maisons de caractère, chapelles, édifices religieux, croix, patrimoine de proximité, industrie, carrières, moulins, communications, agriculture, artisanat, topographie, rivières, étangs, bois, flore, mégalithes, archéologie. (Inventaire : Anne Legrais, José Teffo, Didier Teffo, Gilbert Massard).
Population : 1872 (1 695) ; 1975 (825)
Topographie : Le bourg se situe à 32 m d’altitude. L’Épine des Haies culmine à 57 m.
Ruisseaux, étangs : Le principal ruisseau est l’Iff. En hiver, il collecte les eaux de la partie nord de la forêt. En été, il n’est alimenté que par la fontaine de Burel et par l’étang de Clégreuc. Deux autres ruisseaux, à sec en été, prennent leur source en forêt : le Curun (où subsiste une levée de terre romaine qui formait un étang) et le Hirel, qui s’écoule vers Plessé.
Forêt : mentionnée au XIIe siècle, elle est la plus importante du département. C’est aussi le plus grand massif forestier de Bretagne après Brocéliande. Elle est la propriété du duc de Bretagne dès le XIIIe siècle (qui accorde certains privilèges aux habitants de la ville), puis de la couronne de France en 1491. Au XVIIe siècle, sous l’impulsion de Colbert, elle est exploitée pour les chantiers navals. Elle devient domaniale en 1791.
ZNIEFF : Plusieurs zones sont recensées (voir encarts)
Manoirs, maisons de caractère : Le musée Benoît, le presbytère (XVIIe siècle, blason), l’hôtel de la Croix-Blanche et la maison du Pont-Quenille comptent parmi les principales demeures. Le manoir de la Chaussée se situe à la Génestrie. Quatre maisons de garde forestier correspondent à quatre triages d’antiques breils : Curun, Malnoës, Magdeleine et Gâvre. Une ancienne école communale de garçons, construite en 1847, abritait également la mairie. La Villa Maria, située à proximité, était un ancien sanatorium transformé en maison de convalescence.
Chapelles, édifices religieux : La chapelle du prieuré de la Madeleine d’Iff dépendait de l’abbaye de Blanche-Couronne. Elle est attestée depuis 1432, à l’orée de la forêt. Elle conserve une crédence d’origine et une statue de ND de Grâce (XVe siècle). L’église Notre-Dame est mentionnée dans l’aveu de 1544 et est inscrite MH 1926. Elle conserve des vitraux, une tête de Christ et les engoulants des poutres.
Patrimoine de proximité : plusieurs villages conservent un ancien four à pain, un ancien puits de village et d’anciens bâtiments en torchis (par exemple : les Rotys, Le Champ Chéron, la Magdeleine).
Communications : Maison de garde-barrières. Deux voies ferrées traversent la commune du Gâvre. Elles sont créées entre 1885 et 1910, puis supprimées entre 1950 et 1970. La première reliait Montoir-de-Bretagne à Châteaubriant ; la gare du Gâvre se situait à 500 m du bourg, sur la commune de Vay. La seconde reliait Blain à Beslé. Elle traversait la forêt du Gâvre et comptait deux gares : Le Coudray (Plessé) et la Maillardais (Le Gâvre). Deux ponts, bâtis avec de la pierre de Nozay sur la voie ferrée, enjambent le ruisseau d’Iff dans la forêt. Une voie romaine Nantes–Rennes passait dans le bourg et en lisière de la forêt du Gâvre.
Industrie, artisanat : À la fin du XIXe siècle, la voie ferrée complète le canal de Nantes à Brest. Elle permet d’écouler le bois (construction, chauffage ou marine) et le charbon de bois. Elle sert aussi à expédier plusieurs dizaines de milliers de paires de sabots (loges de sabotier) à destination des Amériques.
Mégalithes : alignement de mégalithes du Pilier, en forêt du Gâvre. Il est constitué d’une file de 85 blocs de quartz et de quartzite, sur près d’1 km, de part et d’autre de l’allée forestière du « Breuil de la Herse ».
Moulins : Un moulin du Gâvre est mentionné en 1857, et l’existence d’un moulin est attestée dès 1398. Archéologie : À Curun, une villa gallo-romaine est signalée (mosaïque, bains). À Villeneuve, on observe un parcellaire d’époque indéterminée ainsi qu’un enclos. Dans l’allée des Ferrières, une mine et des ferriers sont présents (époque gallo-romaine). Histoire : Autrefois, un château du duc Pierre (1220–1230) se trouvait sur le grand chemin de Nantes à Rennes. Incendié en 1369, il est reconstruit avec six tours et entouré de douves. Il se trouve déjà en ruine à la fin du XVIIe siècle. À partir de 1916, un camp de prisonniers fonctionne au rond-point de Néricou. Il fournit du bois aux armées et aussi aux boulangeries. Un camp pour soldats en convalescence est également installé près du manoir de la Chaussée (Génestrie).
Charles Perron (1893–1958), peintre né à Plessé, est formé à l’école des Beaux-Arts de Nantes, puis à celle de Paris. Il devient ensuite professeur à l’école des Beaux-Arts de Nantes. Il obtient le 2e grand prix de Rome en 1921. Il réside régulièrement au Gâvre, où il représente notamment la forêt et des natures mortes.


ZNIEFF de la Forêt du Gâvre
4500 ha composés pour plus de moitié de feuillus (chêne sessile 39%, chêne pédonculé 10%, hêtre 5%, feuillus divers 4%) et le reste de résineux (pin sylvestre 21%, pin maritime 17%, autres pins 3%). Riche patrimoine mycologique avec champignons rares. De grands ongulés (cerf élaphe, chevreuil et sanglier) côtoient une riche avifaune forestière nicheuse (rapaces, pics, passereaux sylvicoles) avec plusieurs oiseaux peu répandus dans notre département. Présence et reproduction du protégé triton alpestre et de la grenouille rousse, désormais rarissime en Loire-Atlantique. Importante zone d’hibernation de chauves-souris dans les vestiges en béton de la seconde guerre mondiale avec, au moins, 4 espèces différentes, toutes protégées.

Eglise Notre-Dame,
Complètement remaniée entre 1911 et 1925. Ne subsiste qu’une partie du chœur de l’ancienne chapelle. Au milieu du XVe siècle, le connétable Arthur de Richemont en agrandit la nef et la fait surmonter d’une voûte lambrissée, avec une charpente, comportant des poutres transversales engoulées par des chimères et des monstres à gueule ouverte.
Certains vitraux, de Henri Uzureau, de Nantes, datent de 1930. Pendant la Seconde Guerre mondiale, ils ont été recouverts de peinture car ils évoquaient l’armée française mettant en déroute l’armée allemande. On y voit la Vierge de Lourdes accompagnant l’assaut des Français du 118e de Quimper et du 154e de Bar-le-Duc, drapeaux tricolores en tête, contre les Allemands avec leurs casques à pointe.

Chapelle de la Magdeleine, 1199, date gravée sur une poutre, pourrait être la date d’érection de La chapelle dépendant de l’abbaye de Blanche-Couronne, fondée en 1160 sur La Chapelle-Launay. Elle renferme une statue polychrome en pierre tendre calcaire représentant la vierge de Notre-Dame-de-Grâce, (M.H.).
La Vierge serre sur sa poitrine l’enfant Jésus sur son bras gauche, et l’entoure de son bras droit. Le buste est entièrement dévié, attitude propre aux madones du XVème siècle. Des vitraux contemporains ont été réalisés pour les six baies de l’édifice par Solène Daoudal.
Charbonniers et sabotiers
En 1793, on comptait huit charbonniers au Gâvre, notamment pour les industries naissantes. Vers 1856, on note 60 établissements de sabotiers et 300 ouvriers. En 1870, mention de 16 à 30 000 sabots par an.

Maisons de la Ville
En 1491, avec le mariage d’Anne de Bretagne et de Charles VIII, la forêt ducale devient royale, avec une réorganisation complète de sa gestion. Un des dix sièges de maîtres particuliers des Eaux et Forêts créés en bretagne s’établit au Gâvre. L’édification de belles demeures au Gâvre en est une conséquence. Certaines sont restées bien conservées telle que la maison du haut de la ville, aujourd’hui Maison de la forêt, ou encore l’hôtel de la Croix Blanche, tandis que d’autres ont été considérablement modifiées. Des gravures ou des blasons au dessus des portes ou des linteaux de cheminée indiquent quelquefois les dates de construction au XVIIe siècle.
L’ancien presbytère possède un blason de 1648 en parfait état de conservation.

L’héritière de la famille Benoist, Marie, décédée en 1985, a légué cette maison à la commune du Gâvre, sous condition que le bâtiment abrite un musée, et soit dédié à des activités culturelles. La « Maison de la Forêt » est un espace muséographique.
Au rez-de-chaussée dans trois salles, une partie ludique et interactive ludique sur le thème « connaître et comprendre la vie forestière pour mieux l’aimer et la protéger »
A l’étage, dans quatre salles, une présentation des vieux métiers, dont ceux liés au bois, et la reconstitution d’un intérieur rural d’autrefois. La chambre de Marie Benoist reconstitue un appartement du XIXème siècle. C’est un espace « contes et légendes », aménagé douillettement, permettant aux enfants de feuilleter des livres et d’écouter des contes.

ZNIEFF Ruisseau du Perche, anciennes sablières de la Pellais et bocage environnant. Présence avérée de la Loutre. Anciennes sablières en eau progressivement recolonisées par la végétation et zones bocagères de prairies naturelles en bordure de petits ruisseaux d’eau courante. Plusieurs plantes rares ou peu communes, et diversité d’odonates. Espèces de libellules et d’agrions rares ou peu répandues. Le ruisseau du Perche, avec des faciès d’eaux courantes sablo-graveleux abrite des poissons aux espèces rares ou peu courantes, indicatrices d’un milieu aquatique de qualité en bon équilibre.
Ancienne présence d’étang
L’ancien étang du moulin à drap près de la Roberdais au XVIIIe siècle, a disparu aujourd’hui.

3 Après la Grée 4 Haut-Luc 5 Le Haut-Luc
6 Les Rôtys 7 Villeneuve 8 Les Rôtys
Croix : chêne de la messe
Cette croix en schiste a été érigée au début du XIXe siècle, à l’emplacement du chêne de la messe constituant depuis plus de 4 siècles une borne délimitant le breil des arpents, où selon la légende de l’abbé Sorin, un prêtre réfractaire aurait célébré la messe pendant la période révolutionnaire …
