« Le Trésor de l’Ecole Charitable » article de Joseph Chapron du 24 mars 1923 dans le Journal de Châteaubriant présente des informations sur la présence d’une école chargée de donner de l’instruction aux enfants pauvres de Châteaubriant et sur le domicile des frères et sœurs du bienheureux Jean Charles Marie Bernard du Cornillet.
Texte librement inspiré de l’article :
Le Trésor de l’Ecole Charitable article de Joseph Chapron du 24 mars 1923 du Journal de Châteaubriant
En 1789, l’école charitable fût rebâtie devant la Porte-Neuve, sur le bord de la route qui longe la Place de la Motte. Mlles Duboispéan, Defermont et Préau tenaient l’établissement, chargé de faire l’école aux petites filles et dispenser les secours aux pauvres et infirmes de la ville, sous l’égide de la Supérieure Mme de la Mathaudais. Elles y installèrent leur logement, leurs classes et leur dispensaire.
Elles furent bientôt expulsées et leur établissement servit de cantonnement en 1792 aux troupes républicaines. Après leur départ la maison fut affermée à un sieur Grandin qui y installa et tint l’auberge « L’Etoile du Nord » jusqu’en 1810.
Mlle Duboispéan émigra à Guernesey, Mlle Préau devint supérieure de l’hôpital de Redon, Mlle Defermon resta à Châteaubriant.
Non loin de l’école charitable, dans la rue Porte-Neuve habitait la famille Bernard, Bernard de la Bernardais, l’aîné, Bernard de la Hayais le cadet, et leur sœur « Marion » Bernard.
Une missive écrite par Melle Préau, supérieure de l’hôpital de Redon, lui indiquait « Dans la cave de l’Ecole Charitable est un trésor formé de l’argenterie de la maison Duboispéan, de la maison Dubois Duliers et de la mienne » dans une cache que seule Jeanne Péchot, l’ancienne domestique connaît.
Avec l’aide de son mari, l’ancienne domestique, donna les indications nécessaires et l’on retrouva le trésor intact dans l’ancienne cave de l’auberge de l’Etoile du Nord.
Par les soins de Mlle Bernard, l’argenterie et la monnaie furent rendus à leur propriétaires et Jeanne Péchot reçu en tout et pour tout remerciement une pièce de six francs.
Elle fut la risée des commères du quartier mais répondit que Bien mal acquit ne profite jamais.
Sources sur l’Ecole Charitable de Châteaubriant
ARCHIVES PAROISSIALES DE CHATEAUBRIANT Sous-série P-Châteaubriant (1716-2012)
Répertoire numérique détaillé juillet 2014 par Véronique Bontemps et Claire Gurvil archivistes diocésaines
Les archives de la paroisse de Châteaubriant ont été intégralement déposées aux Archives historiques du Diocèse de Nantes courant 2013.
Les plus anciens documents concernent l’école charitable de Châteaubriant qui fut fondée en 1716 et approuvée par la communauté de la ville en 1777. Cette école avait pour but de donner l’instruction aux enfants pauvres de la commune. Le choix du personnel de l’établissement appartenait au doyen de Châteaubriant et aux deux anciens prêtres de la paroisse. L’établissement charitable subit diverses modifications au fil du temps : il portera tantôt le nom d’école charitable, tantôt le nom de Bureau de Bienfaisance, mais n’a jamais formé qu’un seul et même établissement.
https://diocese44.fr/wp-content/uploads/2019/06/P_Chateaubriant_v2.pdf
22 octobre 1792 : un membre de l’assemblée de la municipalité de Châteaubriant rappelle que celle-ci est parvenue à expulser les Religieuses de St Thomas dont l’Ordre gouvernait l’hôpital depuis 1690, qu’elle a mis fin à l’agitation autour des prêtres réfractaires, il demande donc l’expulsion de Madeleine Préau qui régit « l’Ecole dite Charitable de la ville ».https://www.chateaubriant.org/spip.php?article118
