« Châteaubriant Patrimoine » présente un aperçu des richesses patrimoniales de la commune de Châteaubriant : Châteaux, maisons modernes, manoirs et maisons de caractère, chapelles, édifices religieux, croix, patrimoine de proximité, industrie, carrières, moulins, communications, agriculture, artisanat, topographie, rivières, étangs, bois, flore, mégalithes, archéologie. (Inventaire : Anne Legrais, José Teffo, Didier Teffo).
Population : 1821 : 3274 1896 : 7001
Topographie : 107 m à 48 m Rivière ; la Chère Ruisseaux : le Rollard prend sa source dans cette ville près des Fougerays, le Naguais, en limite de Soudan, et le ruisseau de l’étang du Deil.
Etangs : Choisel, Deil, Borderie, Ville Marie, Chêne au borgne, Basse Laudais, Bois Briant, Pas Besnier, Boissonnay, Launay Prieur.
Bois : Galissonnière (château), Mercerie, Préauderie, Tugny, Sapinière , Grands Fougerays, Sion, Cohardières, Renac, Lande du Milieu, Bois Briant.
ZNIEFF : Etang du Deil : Etang (14 ha).
Châteaux : château de Châteaubriant : donjon, logis seigneurial, porte des champs, logis Jean de Laval, galerie, grand escalier, galerie méridionale, châtelet. Manoirs, maisons de caractère : Boisbriant, Muloche, maison de l’Ange, maisons à pan de bois (rue basse), passage Sophie Trébuchet, rue de Couéré, porte neuve, hôtel de la Coquerie, hôtel de la Houssaye, hôtel de la Bothelière, rue des Pélicans, autres maisons des XVe au XIXe siècle dans la ville.
Chapelles, églises, édifices religieux : église St Jean Baptiste : Vierge à l’enfant, Auvent, Saint Julien, Saint Augustin, Sainte Elisabeth, retable, armoire fabriquée en 1687 pour contenir les reliques , rapportées de Rome en 1684-85, de seize martyrs et le corps de St Victorien, invoqué à Béré pour demander de bonnes conditions métérologiques. Chapelle du château (saints Côme-Damien), chapelle de l’hôpital, chapelle du couvent Saint Sauveur, chapelle funéraire ( cimetière de Béré).
Lieu marquant : place de la Mottte.
Sur cette même place, fut guillotinné le 16 février 1794: Louis Joachim Fresnais de Beaumont, chef chouan (1736-1794), natif de St Julien-de-Vouvantes, avocat, ancien maire et juge de paix de cette commune.
Quarante années plus tard , furent exécutés, le 29 janvier 1834, sur cette même place , deux acteurs de la dernière chouannerie de 1831 à 1934: Jean Poulain , natif d’Erbray , ouvrier bûcheron à Juigné-des-Moutiers et Julien Louis, dit Bouin, natif de Bain -de- Bretagne, laboureur à Moisdon.
Croix : D772 et D163, La Ville Marie, Pas Besnier, Saint André, 34 rue Libération, le Breil, cimetière de Béré, rue Franco, croix de St Michel, route de Rougé, de Mission, la Guibertais, la Préauderie, croix en bois chevet de l’église de Béré, et croix Chollet, rue du Prieuré. Voir carte p 228.
Industrie, carrières : principales industries : en 1906 : fonderies de fer, constructions mécaniques, machines agricoles (Huard : entreprise née à Châteaubriant en 1863. Après son fondateur, Jean-François Huard, Jules Huard, le fils du pionnier, la développe au point d’en faire, juste avant la Première Guerre mondiale, la première entreprise de production de charrues brabants de France, qu’elle restera jusqu’à son rachat par le groupe Kuhn en 1987). Tanneries, mégisseries, peigneurs de laine, briqueterie, poterie, imprimerie, usine à gaz. Carrières de pierres à bâtir : le Bois du Parc, les Cohardières, les Landes des Fougerays, la Torche. Sablière : la Ville au roses.
Moulins : 1920 (Béré (V), Garenne (V), 1875 : Choisel (E), Choisel (V), Couéré (E), Deil (E), Justice (V), Primevère (V), 1789 : Boisbriant (E), Torche (E), 1500 : Brient (E), Moulin neuf (E), St Michel (V). Moulin à tan des Planches, près de la ville close, puis tannerie de la Pile.
Commémoratifs : monument aux morts pour la patrie (1919), monument commémoratif des morts de la guerre (Eglise Saint Nicolas) (1922), carrière de la Sablière où furent fusillés les 27 otages du 22 octobre 1941, stèle des 28 « victimes de la barbarie nazie »de l’Amicale Laïque Castelbriantaise (1947), plaque commémorative de la socièté Huard et de la fonderie Franco des morts pendant les guerres 14-18 et 39-45 . Stèle de Choisel : ancien camp d’internement pendant la Seconde Guerre mondiale.
Archéologie : 9 haches en pierre polie (cachette), des statères en or (période gauloise), route de Juigné: sépultures. Gélinais: enclos: âge du fer. Le Bois Robert: enclos (indéterminé). Bois Briant: Motte castrale. Enceintes du château de Châteaubriant.
Histoire : avant1050, Brient hérite d’une terre épiscopale donnée par un évêque de Nantes à ses parents. Il la transforme en une seigneurie dont le chef lieu est le château auquel il donne son nom. Ce château matérialise aux yeux de tous son pouvoir.


Château de Châteaubriant
Au Moyen Âge, le château de Châteaubriant est au cœur des Marches de Bretagne. Place forte défendant le duché contre le royaume de France. Donjon, remparts, chapelle seigneuriale et logis de la cour médiévale témoignent encore de la puissance de cette forteresse. Le Château Renaissance fut édifié par Jean de Laval sur une partie des fondations de l’enceinte médiévale.
Se retrouvent ici tous les raffinements de la Renaissance et des châteaux de la Loire. Le corps de logis central offre la superposition de fenêtres et de lucarnes typiques de la Renaissance, l’aile nord est plus ancienne. La galerie sud est très originale, avec ses vingt-deux arcades à colonnes de schiste, sa galerie de briques surmontée de frontons triangulaires qui annoncent déjà le style classique.


Monument des Fusillés.
Dans la carrière de la Sablière, a été élevé en 1951 un monument commémoratif de l’exécution des vingt-sept otages du camp de Choisel, dont le jeune Guy Môquet, âgé de dix-sept ans, en représailles de l’attentat commis le 20 octobre 1941 contre le Feldkommandant de Nantes.
Le mémorial de Châteaubriant, du sculpteur Rohal, exprime, dans tout son dépouillement, la solidarité qui liait entre eux ces hommes morts pour la France. A ses pieds, 185 alvéoles renferment des terres venues de tous les hauts lieux de la résistance.
Durant la Seconde Guerre mondiale, le camp de Choisel, aux portes de la ville, servit à interner les prisonniers de guerre, puis les Résistants, les Tsiganes et divers détenus destinés à être transférés vers les camps de concentration.

4) Maison de l’Ange (XVe s.) 5) Châtelet d’entrée du Château de Châteaubriant
6) Chapelle de l’ancien hôpital, transformée en musée de Micro-folie

3) Etang de la Torche et la promenade du Duc d’Aumale
4) Plaque de rue Abbé Joseph Hervouët (Résistant déporté : 1910-1969)
Joseph Hervouët, Résistant
Jeune prêtre de 34 ans, en 1944, vicaire instituteur à Saint-Julien-de-Vouvantes, il est actif dans la Résistance, dans le réseau Libé-Nord.
« Il a donné sa vie aux autres en cachant plusieurs personnes dans son presbytère et en les sauvant ainsi de la déportation. », selon Anne Legrais, autrice de « Joseph Hervouët, 1910-1969. Souvenirs d’un prêtre nantais, Déportation et Liberté », HIPPAC.
Le 21 janvier 1944, la Gestapo vient l’arrêter. Débute alors un long et douloureux parcours jusqu’aux terribles camps de concentration nazis de Mauthausen et de Dachau. Il est rapatrié le 28 mai 1945. Aujourd’hui, le souvenir de ce religieux perdure : deux rues portent son nom, à St-Julien-de-Vouvantes, et l’autre à Châteaubriant (où il a effectué sa dernière mission curiale de 1957 à 1968).

2) Brique de la briqueterie Rouesné 4) Bois de Tugny
3) Affiche publicitaire charrues Huard 5) Musée Huard, rue Guy Moquet

4) La Porte de Couéré qui ouvrait vers Béré et le couvent des Trinitaires 5) Tour du moulin banal 6) Porte St Michel , conduisant au faubourg St Michel et au monastère St Michel-des-monts

3) Gare SNCF 4) Cascade du Parc Radevormwald, ville allemande jumelée avec Châteaubriant depuis 1981 5) jardin des Lilas , quartier de Chécheux, au bord de la Chère 6) Etang du Chêne au Borgne 7) Plaque du poète Yves Cosson (médiathèque)

3) L’ancienne prison près de la Porte neuve 4) Chapelle du château
5) Ancien Hôtel des Postes (Office de Tourisme) 6) Passage Sophie Trébuchet

4) Château restaurant de la Ferrière 5) Façade de l’Hôtel de la Houssay

3) Statue de J. C. Marie Bernard du Cornillet à l’église Saint Nicolas (2025).
Brochure réalisée en 2024, par la paroisse de Châteaubriant : le Bienheureux Jean-
Charles Bernard du Cornillet (1759-1792). Recherches historiques : Anne Legrais.
J.C.M. Bernard du Cornillet
Dans la maison de la rue Porte Neuve à Châteaubriant naquit le 4 août 1759, Jean-Charles Marie Bernard du Cornillet. Son père et grand-père étaient avocat et procureur de la baronnie de Châteaubriant. Jean-Charles Bernard du Cornillet, se sentit très jeune attiré par la vie sacerdotale. Il intégra la prestigieuse école des chanoines réguliers de Saint -Victor. Il fut ordonné prêtre le 21 mai 1785. Homme de silence, il était chargé de la bibliothèque de l’abbaye. Le 27 mai 1792, l’Assemblée législative avait voté un décret de déportation contre tous les prêtres qui refusaient la Constitution civile du clergé. De nombreux prêtres furent déportés, noyés. Du 12 au 15 août 1792, plus d’une centaine de prêtres furent enfermés aux Carmes à Paris. Le 2 et 3 septembre 1792 se produisit le massacre des prêtres insermentés. Ils furent tués à coups de sabres et de piques. Jean-Charles Bernard du Cornillet, sortit de sa cachette et fut massacré, à l’âge de 33 ans. Après son décès, sa jeune sœur, Marie-Anne BERNARD vendit la terre du Cornillet en St Sulpice des Landes (44) pour la construction du collège Ste Marie à Châteaubriant. Parmi les 191 Bienheureux martyrs de septembre 1792, béatifiés à Rome le 17 octobre 1926, Châteaubriant est honoré de compter parmi eux, l’un de ses enfants.
La matinée du 3 septembre à la prison Saint-Firmin, Paris
À l’aube, Saint-Firmin est envahi. Ici, il n’y a aucune trace ni de tribunal ni de jugement ; point n’en est besoin, puisque tous les détenus sont des insermentés ( …)
La bande des massacreurs parcourt aussitôt la maison, ouvrant les chambres, forçant les prêtres à se lever, leur commandant de descendre dans la rue…Réveillés en sursaut, perdant la tête, bousculés, frappés, les détenus se précipitent, mais, en bas, la foule les empêche de sortir. Ils rentrent, fous de terreur, et plusieurs, dans la confusion qui règne, trouvent le moyen de disparaître dans le dédale des couloirs. (…)
Dès lors, c’est l’effroyable tuerie : sans distinguer jeunes ou vieux, séculiers ou réguliers, tous ceux qu’on trouve sont assommés, égorgés, transpercés, et les corps sont précipités par les fenêtres, reçus au bout des piques que, du dehors, pointent les sans-culottes ; le massacre est anonyme, rapide, sans merci, et rares sont ceux dont on puisse raconter la fin.
On ne trouve, en tout cas, aucune intervention de la force armée du quartier pour mettre fin au carnage. Il n’apparaît pas davantage que les autorités locales tentent quelque chose ; pour M. François seul le Comité esquisse un timide effort, qui ne sert de rien : le supérieur du séminaire est arraché de la salle où on cherche à le protéger et est précipité du premier étage sur la chaussée ; des mégères l’achèvent avec ces sortes de massues qui servent à battre le plâtre.
Les femmes déploient certainement ici une férocité sans pareille ; on racontera qu’elles arrachaient les yeux des morts avec des ciseaux et dépeçaient certains cadavres…
Sur les 90 à 92 détenus enfermés à Saint-Firmin,75 environ sont ainsi tués à l’aube du 3 septembre 1792…Durée approximative du massacre : 2 heures environ.
Sources historiques : Jacques HERISSAY, les journées de septembre 1792 , texte écrit en Septembre 1937-mars 1941, d’après les documents historiques.

5) 34, rue Libération 6) Cimetière de Béré 7) Rue Franco 8) Croix de St Michel
9) Pas Besnier 10) de Mission 11) La Guibertais 12) La Préauderie
