Des Moulins au Pays de Châteaubriant

Quelques illustrations des moulins du Pays de Châteaubriant accompagnées de notes prises à partir de l’ouvrage collectif « Les Moulins du Pays Châteaubriant. Près de 1000 ans d’histoire ». 2013. Christian Bouvet, Alain Gallicé, Anne Legrais, Antoine Pacault.

Photographies de Didier Teffo ou des fonds Legrais et Judic.

Moulins de Grand-Auverné : 1) Le moulin de Rochemort   2)         Le moulin de la Coutancière 
2) Petit moulin à foulon du Val           4)         Le moulin de la Petite-Bouve          
 

Moulins de Grand-Auverné

Plusieurs moulins à eau sur le territoire de la commune : le moulin d’étang de la Bouve, cité en 1560, le Patouillard, à la seigneurie du Val, il cesse son activité entre 1802 et 1838. En 1875, on dénombre également huit moulins à vent, seigneuriaux comme Grand-Val, Basse Lande, la Haie, (Roche plate du domaine du Val a disparu après 1802), ou nouveaux en 1838 : Petit-Val et Coutancière, augmentés en 1844-47 des moulins de Rochemort et Riverais.

Entre 1875 et 1914, sont stoppés les moulins de la Bouve, du Petit-Val, de la Haie, et de Basse Lande.

Cinq subsistent après 1918, Haute Lande, Riverais, et Grand Val, abandonnés entre 1924 et 1936, alors que Rochemort et Coutancière arrêtent après la seconde Guerre mondiale.

Moulins d’Issé : 1)         L’étang de Beaumont réalisé pour actionner le Moulin à eau de Beaumont
2) Ancien moulin du Frétay
3) Ancien moulin de la Grée
 4)        Ancien moulin du Frétay
 

Moulins d’Issé

Le moulin du bourg, connu dès 1460, fonctionne, à l’origine,  en binôme avec le Moulin à vent de Montbaron. Acheté en 1851 et remplacé par une minoterie, la plus puissante de la région en 1896, elle fonctionne en relation avec le « grand moulin de Beaumont » , moulin à eau, avec à proximité un moulin à vent. Ces derniers sont vendus en 1898 et cessent en 1900, date du remplacement de la minoterie par la laiterie beurrerie d’Issé. Aux Rochettes un premier moulin à vent, connu dès 1676, se double d’un second en 1883, et d’une minoterie, ruinés entre 1908 et 1916.

Au Frétay, 2 moulins sont construits entre 1807 et 1838, et un troisième en 1874, en activité en 1950.

Moulins de Louisfert et la Meilleraye-de-Bretagne : 1) Ancienne minoterie et moulin du Boisvert (Louisfert)
2)         Abbaye de Melleray : Moulin à foulon (La Meilleraye de Bretagne)
3)         Vieux moulin à blé  de l’abbaye de Melleray au bord de l’étang.
 

Moulin de Louisfert

moulin à vent : moulin du Bois-vert.

L’histoire de l’activité meunière sur le territoire de la commune de Louisfert est liée au moulin à vent du Bois vert, unique moulin connu. Mentionné en 1660, il appartient alors aux princes de Condé jusqu’à la Révolution où il est vendu comme bien national.

Acquis par la famille Galpin peu avant 1860, il est détruit par un incendie en 1933.

Doté à sa réouverture des plus modernes appareils pour moudre et bluter la farine, il cesse, seulement, son activité entre 1955 et 1960.

Moulins  La Meilleraye de Br.

Avant la Révolution, la plupart des habitants du territoire de la commune étaient tributaires des moulins des moines cisterciens. Le vieux moulin, construit au XIIe siècle, est renforcé par un moulin à vent, détruit avant 1677. Ce moulin médiéval s’arrête quand les moines, en 1888-89, construisent une puissante minoterie.

Les moines élèvent entre 1817 et 1838, le moulin des Parts au sud de la commune qui stoppe en même temps que le vieux moulin, à l’heure de la nouvelle minoterie.

Le moulin à foulon de l’abbaye est également transformé en moulin céréalier, il stoppe avant 1875.

Deux moulins à vent ont été montés par des meuniers aux Teunières, après la Révolution, ils cessent avant 1900.

Moulins de Moisdon-la-Rivière : 1) Ancien moulin à eau de Gouabet             2)  Moulin du Breil
2) Moulin en surplomb de la Forge neuve     4)  Moulin-Roussel                         
5) Moulin Lerat                                            6) Moulin de la Motte                        
 

Moulins de Moisdon

18 moulins ont été recensés sur la commune. Le moulin à eau de Gouabet, présent en 1541, avec Bothelière et Gravotel, est l’un des plus important de la région au XVIIIe siècle. Avant 1628 s’y ajoute le moulin à vent du Breil. Le Pas Hervé, sur la rivière du Don existe avant 1789 et constitue, avec Gouabet, deux grosses unités meunières.

Mais le XIXe siècle voit la naissance d’autres moulins à vent : un second moulin est construit au Breil, tandis que celui de la Clérissais, déjà présent en 1675, se double d’un second avant 1840. Celui de la Motte est construit également avant 1840. Le moulin de la Forge remplace l’ancien moulin des Longs champs bâti avant 1820. Au XXe s sur le site de Roussel les minoteries Bertin et Lerat sont un pôle important de la minoterie castelbriantaise, après 1945.

Moulins de Fercé, Ruffigné, et Villepôt : 1) Site du moulin à eau de l’étang de Guiboeuf à Fercé
2) Le moulin à vent de l’Orgerais à Ruffigné
3) Le moulin à vent du Grand Fief à Villepôt en 1930
 

Moulins de Fercé

En 1789, six des sept moulins de Fercé, , appartiennent à la famille de Boispéan. Le moulin  d’étang de Guibœuf, sans doute d’origine du Moyen-âge, est le seul dont les traces subsistent sur la commune, il  a été abandonné avant 1910.

Le moulin de l’Orgerais à Ruffigné

Construit en 1859, il est offert partiellement, et pour des raisons de fiscalité à la commune de Rougé. Doté de six ailes, au début du XXe siècle, une minoterie fonctionnant avec un moteur diesel le remplace en 1928.

Moulins de Villepôt

Le moulin à eau de la Hionnière cesse en 1880 et le moulin à vent de la Berhaudière  pendant la Grande Guerre. Le moulin à vent du Grand-fief cesse la commercialisation de la farine panifiable avant 1936

Moulins de Rougé : 1) Site du moulin à eau du Haut       2)         Site du moulin à eau de Beauchêne
2) Site du moulin à eau du Rouel
3) Ancien moulin à vent de Beauchêne     5) Moulin à vent du Grand Rigné 1933
 

Moulins de Rougé

À la veille de la Révolution, six des huit moulins de Rougé présents alors sur le territoire de l’actuelle commune, sont intégrés à la seigneurie de Chamballan (Beauchêne, Haut, Rouel, sont des moulins à eau) ( Blotterie, Grand Rigné et de Rougerie, sont des moulins à vent), Celui de la Tindiais  (à vent) est au seigneur de Boisbriant et celui des sept vents (à vent également) au Prince de Condé. En 1875, ils sont toujours huit, mais le moulin de la Tindiais a disparu et un autre moulin, à vent, s’est établi à Beauchêne. En 1920. Les cinq moulins encore présents en 1920 (Beauchêne (2), Grand Rigné, Haut et Rouel) sombrent dans la crise avant 1936. Ces cinq moulins sont représentés dans cette page.

Saint-Aubin-des-Châteaux : 1) Le Moulin-neuf    2) Etang de la Courbetière où tournait un moulin à eau
2) Le moulin à vent de la Morinais           4)         Le moulin à vent de Frény
5)         Site du Bas du Tertre où se trouvait le moulin à eau
 

Saint-Aubin-des-Châteaux

À la veille de la Révolution ,la seigneurie du Plessis comprend le moulin à eau du Bas du Tertre, les moulins neuf et de la Morinais. La seigneurie de la Coquerie possède le Tourniquet et la moulin à eau de la Courbetière. Le moulin du Perray est de la baronnie de Châteaubriant, tandis que le Moulin Hubert est afféagé. Peu de changement à la Révolution, seul le Perray est vendu comme bien national. Le Ronseray, près du Frény apparaît avant 1832, jusque vers 1882. Près de lui s’élève de 1883 à 1913, le moulin de la Petite Souchais à Frény. Le vieux Tourniquet fonctionnant avec le moulin de la Courbetière, qui s’arrête vers 1910, cesse dans les années 1880. La Morinais et le Perray cessent après 1918. Bas du Tertre, Hubert et Moulin neuf, transformés en minoteries s’effondrent en 1931-35.

Moulins de Soudan : 1) 2)    Moulin de Sion
3) Moulin d’Erée      4) Moulin de Crocfer maintenant
5)   Moulin de Crocfer en 1933
 

Moulins de Soudan

Dix neuf moulins recensés. En 1789 seuls trois moulins existent :  le vieux moulin, ancien moulin à eau, Erée et Sion, moulins à vent.

Le vieux moulin cesse de tourner entre 1809 et 1831. Quatre pôles se développent au XIXe.

Erée s’étoffe, avec trois autre moulins à vent, seuls le dernier tourne pendant la seconde Guerre mondiale, puis cesse progressivement.

Crocfer voit son premier moulin, qui tourne encore en 1950, augmenté de deux autres dont le dernier sera transformé en l’une des plus grandes minoteries de la région en 1936.

Trois moulins naissent au XIXe s. sur les landes de Sion et le vieux moulin de Sion est transformé en une minoterie concurrente jusque vers 1950. Trois moulins sont construits sur le site d’Hochepie, dont le dernier est laissé à l’abandon en 1910.

Moulins d’Erbray

Le moulin à eau de la Touche était le plus ancien moulin de la commune, construit au Moyen-âge par un baron de Châteaubriant. Un autre moulin à eau, sur l’étang du Chêne au borgne, connu des 1560, a été arrêté en 1855.

Neuf moulins à vent existaient en 1875 sur le territoire de la commune. Quatre, d’origine seigneuriale ou banale, Perray, Pont-Mahias, Rilardière, près du Châtelier, Moulin-neuf. Cinq, construits après 1789, par des meuniers, Hadet, Butte des Ridais, deux moulins à la Touche (Vieux et Neuf), Petit-Châtelier. Six de ces neuf moulins cessent de produire de la farine panifiable avant 1914.

Les moulins du Hadet, du Pont-Mahias et de la Renardière stoppent entre 1920 et 1936.

Seule subsiste en 1950, une minoterie, construite au bourg d’Erbray en 1935.

Moulins de la Chapelle-Glain

Jusqu’à la Révolution, le seigneur de la Motte-Glain impose ses deux moulins complémentaires : le moulin à eau de la Motte-Glain et le moulin à vent de la Bonnaudière. Trois moulins à vent sont construits avant 1829, la Carré, la Potinais et la Henriais. La Potinais s’arrête vers 1900, la Carré, vers 1910 et celui de la Henriais, non loin du château de la Motte-Glain périt dans un incendie en 1876. En 1914, il n’y a plus aucun moulin en activité sur la commune.

Moulins de Petit-Auverné

Le moulin à vent de la Rivière devient le complémentaire, à partir de 1842, du moulin à eau du Beuchet. Existait un moulin à tan , pour le travail des  peaux à la Jumelais.

Apparaissent dans les textes, en 1676, le moulin d’étang de la Salmonais, les moulins à vent de Rochettes (1655) et de Violette (1760).

Au XIXe siècle, le moulin à draps de la Pile du Beuchet est transformé en moulin à grains.

Construction, vers 1858, d’un autre moulin à eau, à la Planche du Duron.

La Rivière est arrêté dès 1866, le Duron en 1883, la Pile du Beuchet poursuit son activité jusqu’au début des années 1930.

Le moulin de la Salmonais cesse son activité avant 1890.

La famille Renard, qui possédait également les Rochettes, est toujours présente en 1950 avec la minoterie de Violette.

Moulins de Juigné-des-Moutiers

La fondation du Prieuré de la Primaudière, voit sans doute la création du moulin de la Fonte, puis avant 1667, un second moulin dit de l’étang neuf est bâti, entre le prieuré et le moulin de la Fonte.

Ce dernier est abandonné en 1889, tandis que le moulin de la Fonte s’arrête au cour de la seconde Guerre mondiale.

Trois autres moulins ont fonctionné sur la commune, les Mortiers, au Baron de Châteaubriant en 1541, Le Haut Breil, afféagé par les seigneurs de châteaubriant, avant 1680, est en triste état en 1794, le moulin de la Grée, dans le bourg de Juigné, voit ses ailes enlevées vers 1925.

Moulins de Saint-Julien-de-Vouvantes

Deux moulins à eau sont construits très tôt sur la commune, le moulin de la Selle, peu avant 1125, et avant même, un moulin sur le Don, au pied du promontoire où se construit le bourg, dont la trace écrite remonte à 1557, appelé moulin de là l’eau ou moulin de Vouvantes. À proximité de la Selle s’élèvent trois moulins à vent qui travaillent avec lui : Les deux moulins des Grées ou de la Selle et le moulin des Tertres qui disparait vers 1600, en même temps que le moulin à vent Guerrier qui était complémentaire du moulin de là l’eau. Connu dès 1568, le moulin Chevalier ou Soreau est considéré au XIXe siècle comme un auxiliaire de ce dernier. Le moulin à vent de là l’eau, construit au début du XXIe s  disparait avant 1843.

Les deux moulins de la Selle et de Vouvantes cessent leur production commerciale en 1920 et 1936.