Joué-sur-Erdre Patrimoine Croix de chemin

« Joué-sur-Erdre Patrimoine » présente un aperçu des richesses patrimoniales de Joué-sur-Erdre sur les thèmes : Châteaux, maisons modernes, manoirs et maisons de caractère, chapelles, édifices religieux, croix, patrimoine de proximité, industrie, carrières, moulins, communications, agriculture, artisanat, topographie, rivières, étangs, bois, flore, mégalithes, archéologie. (Inventaire : Anne Legrais, José Teffo, Didier Teffo, Gilbert Massard).

 Johi en 1084 et 1096, Joé en 1171, Joué aujourd’hui augmenté en 1847, en distinction d’un autre Joué (37).

Population :  1891 : 2901 hab., 1990 : 1601 hab.

Topographie : plateau atteignant 86 m entaillé par la vallée de l’Erdre et ses affluents : en rive droite : ruisseaux de la Vallée, Choizeau , Bry et le Baillou, en rive gauche la Foltière, les Belloutières, le Pincreloup, les Douves et la Ribaudière. Châteaux : Lucinière, Chauvelière, Vioreau : ruines de château (voir plus bas)

Maisons de caractère :  vestiges des forges de la Vallée de 1717, transformées en moulin, abandonnée en 1860. Ecole (Auvinière) deux classes construites à proximité de l’ancienne résidence du Sénéchal par le Marquis de Goyon. Mairie, de style Louis XVI : ancien presbytère. Résidence du Bocage : maison de retraite, agrandie 1976 et 1984. Auberge du Lion d’Or. Hôtel des Trois Rois. Ferme (Sacré-Cœur).

Ecole communale de Notre-Dame-des-Langueurs,1899. Chapelles, édifices religieux : église Saint Léger. Église de Notre-Dame-des-Langueurs. Autrefois chapelle Saint-Donatien du château de la Chauvelière à l’emplacement de la croix de Choizeau, aujourd’hui disparue. Cimetière (ancienne chapelle) : vestige, bénitier de granit. Château de Lucinière : chapelle.  Patrimoine de proximité : Pont de pierre : rue du lavoir. Fontaine Saint-Léger : XVIIe, XVIIIe s. Rigole alimentaire du canal de Nantes-à-Brest (Arcades). Croix : cimetière : tombe de 1818 de la famille Le Cornulier-Lucinière.

 Industrie, carrières : autrefois la carrière de la Malmandière a approvisionné en pierres l’église.

Moulins :  à eau : Vioreau, bourg, Château. À vent : Bel-Air, Bellevue (trois moulins) , Mouzinière, moulin Visset, à la Roche. Commémoratif : monument aux morts : parc de la mairie.

Archéologie (Sigloire) : Tisonnière, Fresches, Sales, Brûlis, Prée, Champs blancs, Châtelier : enclos d’époque indéterminée. L’étang de la Vallée : fossé + enclos d’époque indéterminée. Chevreuil : système d’enclos d’époque indéterminée. Bellotières : enclos de l’âge du fer. Brossais : ferme + enclos de l’âge du fer. Freulière : enclos de l’âge du fer ou gallo-romain. Voie de Blain à Angers : voie d’époque indéterminée. Prieuré (?) de Joué/Erdre : prieuré du Moyen Âge. Chapelle Saint-Donatien : église du Moyen Âge. Le Saut de la Fille / Motte d’Allons : motte castrale + enceinte du Moyen Âge classique. Château de Vioreau : château fort du Moyen Âge classique. Lucinière : château fort du bas Moyen Âge et époque moderne. Château de la Chauvelière : château fort du Moyen Âge classique et époque moderne. Église Saint-Léger : église + cimetière du Moyen Âge classique et époque moderne. Manoir de Rouelle : manoir du Bas Moyen Âge et époque moderne.

ZNIEFF de type I: « Erdre à l’amont de Nort/Erdre, Bois de Lucinière et ses environs ». « Etang de la Provostière et canal d’alimentation ». « Etang et Lande du Petit-Vioreau ». « Rives du Grand réservoir de Vioreau ». « Le Pont de la Musse et canal d’alimentation »  ZNIEFF de type II : « Forêt et Étangs de Vioreau ». « L’Erdre et ses rives entre Saint-Mars-la-Jaille et Joué/Erdre ». 

Château de Vioreau :  Grattoirs, haches taillées et polies, sur le site, témoignent d’une occupation précoce . De Via réal, à Vioreau, à proximité de la voie romaine. Après l’an mil, les barons d’Ancenis possèdent une châtellenie à Vioreau, passée dans le giron des barons de Châteaubriant par mariage vers 1150. Autour de l’an 1200/1250, un château  conséquent est construit, partiellement puis totalement ruiné suite aux guerres de succession au milieu du 14e siècle, franco-bretonne de la fin du 15e siècle et de religion de la fin du 16e siècle. Jusqu’en 1554 Vioreau sera le siège d’une seigneurie de haute, moyenne et basse justice. Plusieurs rois de France, invités par les barons de Châteaubriant  ont apprécié les chasses dans les forêts et les « ripailleries » qui s’en suivaient.

Robert Chancerelle né à Joué-sur-Erdre en 1808, dont la famille dirige encore la conserverie « Connétable, crée, en 1853 à Douarnenez la première conserverie de sardines à l’huile au monde.

Eglise Saint léger            1  Clocher                     2 Statue de Saint Léger
3 Transept avec utilisation du schiste de Nozay     4 5 Vitraux d’Henri Uzureau                         
6 Autre vitrail        7 Gargouille monstrueuse                  8 Cloche « Marguerite »
 

L’église de Joué-sur-Erdre, Elle se distingue par ses verrières du transept réalisées par Henri Uzureau en 1949. Le vitrail représentant le baptême de Clovis occupe l’un des anciens portails latéraux. L’édifice abrite également des statues des Saints -Léger et Nicolas de 1805, une statue de Sainte-Barbe de la fin du XIXe siècle,.

La cloche « Marguerite »

Elle serait la cloche de l’ancienne église, cachée dans l’Erdre durant la Révolution. Des inscriptions et symboles (cœurs entourés d’épines, hermines, fleurs de Lys) sont les témoignages d’un art campanaire d’une grande finesse :

« 1575 HAVTE ET PVISSANTE DAME MARGVERITE LEROVLT DAME DE CRAPADO DE LA CHAVVELIERE … »

D’après Stanislas Hardy

1 Château de Lucinière Wikipedia    2 Château de la Chauvelière
3 Vestiges du Château de Vioreau (Copyright Philippe Taurisson)
 

Châteaux de Joué-sur-Erdre

Lucinière : le premier château, du début du moyen âge, se situait sur la motte d’Allon puis il devient, à son emplacement actuel  place forte du fief de la Roche-en-Nort. Le nom de Lucinière vient des nombreux rossignols (luscinia) que possédait son propriétaire, le Cardinal Guibé. La salle à manger avec son décor de boiseries, l’orangerie, la chapelle sont inscrits Monuments Historiques depuis 1985.

Chauvelière  : la partie principale du château fut édifiée sous Louis XV, avec des pavillons carrés , frontons en demi-cercle  et 2 lignes de douves. À l’origine, le château  est alors une  motte féodale, sur l’autre rive de l’Erdre au lieu dit « La Butte ».

Château de Vioreau : des pans de murs du château, des douves, et l’ancienne chapelle  témoignent encore de la splendeur passée du site.

1 Moulin de Bel-Air (cliché  Estelle Guihard  : collection particulière)
2 Moulin de Bellevue    3 Moulin du bourg devenu minoterie (aménagé en logements
après avoir servi de mairie   4 Moulin du château  (cliché Anne Legrais)
 

Moulins à eau : l’un existait à Vioreau avant la réalisation du Grand réservoir. Le moulin du bourg, minoterie, après tannerie du XVIIIe siècle, est aujourd’hui aménagé en logements sociaux. Le moulin du village du Château, à eau, vapeur, puis électrique, vendu à la famille Visset en 1955, remis en état en 1963, cessa son activité en 1973. Moulins à vent : trois fonctionnaient encore à Bellevue en 1930. Bel-Air, surélevé en 1850, à partir d’une tour du XVIIe, comportait machine à vapeur en 1910, minoterie en 1922, moteur diesel en 1923, puis moteur électrique en 1943. La minoterie est agrandie en 1935. Fin d’activité en 1966. Les ailes, détruites en 1927, ont été remplacées en 1972. Paul Guihard est à l’origine de la restauration du moulin en chambres d’hôtes, en 2002, et la maison du meunier a été inscrite à la Fondation du Patrimoine.
 

Eglise Notre –Dame-des-Langueurs : 1 Pietà        2 Extérieurs
3 Calvaire de Jean Fréour (Christ, Saint-Jean, Vierge, Madeleine)
4 Pietà de Jean Fréour  5 Saint Joseph et l’enfant Jésus  6 La Vierge et l’enfant
 

Notre-Dame-des-Langueurs : L’église fût édifiée à proximité d’une chapelle érigée en 1637, pour conjurer la peste. Chapelle construite à proximité ce qui pourrait être l’antique chapelle Saint-Marie-de-la-Lande, citée dans le cartulaire de Saint-Florent-de-Saumur.

La légende du bœuf gras léchant une pierre abritant la statue de Notre Dame se retrouve ici à Langueurs.

En 1811 une foire fut associée au pèlerinage qui avait lieu le samedi veille des Rameaux Lors de l’inauguration de l’église rénovée en 1952, fut instauré le Pardon, en l’honneur de ND des 7 douleurs.

Elle abrite un calvaire de Jean Fréour, ainsi qu’une série de statues du même artiste : La Vierge, Saint Joseph, Saint Antoine, et une pietà en schiste. La Pietà, dite miraculeuse, la plus ancienne statue du sanctuaire, présente un christ athlétique contrastant avec celui de Fréour.

1 Arcades du Gué de la Roche  2 Le barrage et l’étang de Vioreau cliché extrait de :
https://redactriceweb-cecilerossin.com/travaux-du-lac-de-vioreau-le-barrage-et-la-remise-en-eau-vus-du-ciel/
3 Monument aux morts   4 Un des ponts de pierre du bourg sur l’Erdre
 

Rigole alimentaire :  ( 20 km )source d’alimentation du canal de Nantes à Brest ouvert en 1836, du barrage de Vioreau au bief du Pas d’Héric, elle traverse quatre vallons par des viaducs (Les arcades du Gué de la Roche sont formées par 10 arches de 5 m de diamètre).

Barrage de Vioreau construit en 1834-35 sur le rocher préalablement dérasé, sur plus de 130 m de long avec les enrochements, pour une réserve de 7,5 millions de m3 d’eau.

Le Pont de l’Erdre a été construit en 1858, avec les pierres de la carrière de la Malmandière.

Le monument aux morts, érigé en 1930 sur la place du champ de foire, a été complété en 1946 par l’inscription des victimes de la Seconde Guerre mondiale. Il a ensuite été transféré dans le parc de la mairie.

1 L’église Saint Léger vue de l’Erdre                2 Mairie (Clichés Didier Teffo)
4 Plaque de rue Pierre Rialland dans le bourg de Joué/Erdre)            photo extraite de  :
 https://www.jouesurerdre.fr/decouvrir-la-commune/histoire-patrimoine      
 

Plaque de rue Pierre Rialland,

Héros de la Résistance, victime des fusils nazis, Pierre avait dix-huit ans lorsque la France a été envahie par l’armée allemande en juin 1940,  il vivait avec sa famille à La Fortinière des Landes à Joué/Erdre. Il a tenté de quitter le pays pour rejoindre la Résistance Gaulliste, mais, en 1943, il a été arrêté alors qu’il tentait de passer par l’Espagne. Il parvient à s’évader pendant son transfert vers Paris et reprend du service dans la Résistance. Pierre et son groupe seront parmi les premiers à partir de la Maison Rouge pour rejoindre la forêt de Saffré le 16 juin 1944. Leur rôle est alors de préparer la réception de parachutages d’armes pour équiper les volontaires de l’Armée Secrète du nord du département. Ce parachutage aura bien lieu, le 29 juin dans la soirée, mais hélas les avions anglais sont arrivés trop tard : la veille les 300 maquisards de la forêt ont été vaincus par l’armée allemande.

Pour les jeunes maquisards, les pertes sont sévères mais Pierre parvient à sortir vivant de cette bataille et il va poursuivre le combat contre l’envahisseur. Malheureusement il est abattu le 4 août lors d’un accrochage avec l’ennemi sur la route Pannecé-Teillé. Terrible malchance pour ce jeune héros jovéen : le 6 août les Américains sont déjà à Châteaubriant et, le 12, ils arrivent à Nantes par la route de Rennes. Il y a toujours une stèle à la mémoire de Pierre au bord de cette route, et désormais depuis mai 2025 aussi une rue Pierre Rialland, à Joué-sur-Erdre. D’après Etienne Gasche *

Médaille des Justes : À Joué-sur-Erdre plusieurs Juifs ont été sauvés.

En juillet 2000, une importante cérémonie posthume a été organisée pour que soit remise à Madame Le Gualès de Mézaubran la médaille des Justes, en reconnaissance de l’action de ses beaux-parents, Adolf et Gilberte Le Gualès de Mézaubran :

« Quiconque sauve une vie sauve l’univers tout entier ».

1 Croix de Choizeau  copyright G. Massard  2 La Grande Tronche       3  Haudinière
4   Gicquelière    6  Forêt de Vioreau    7   Croix du Désert (à proximité du     bois ayant servi de cimetière pendant la grande peste : Langueurs)
 

Pierre bleue : Cimetière, Désert, Grande Tronche, du païs

Granit :                      Allée Chauvelière, Bois Rideau,

                                 Bourg (enclos schiste), Butte

Fer forgé :    Haudinière             Bois : Gicquelière

Fonte :                       Bas Ray, Bourg, Bry,

                                  Saint Jean Baptiste des Landes

Béton :          Forêt de Vioreau (arbre) : Les Landes

LA CROIX DU DÉSERT : en 1637, lorsque la peste sévit dans la paroisse, le cimetière n’étant plus assez grand, on enterra les morts au milieu d’une lande isolée, où l’on érigea une croix, objet de pèlerinages, puis plus tard, de recommandations.

1 2       Bourg     3  Cimetière   4 Allée de Lucinière
5 Bourg    6 Saint Jean Baptiste des Landes                                                   
7  Bourg   8   La Butte 9          Bois Rideau
 
1 2       Franchaud : la « croix Richard »     3 Champ du bois  4          Lucinière         
5 Braudière    6 Le Pavillon 7  Près du cimetière    
8  Cimetière