« Petit-Auverné Patrimoine» présente un aperçu des richesses patrimoniales de la commune de Petit-Auverné sur les thèmes : Châteaux, maisons modernes, manoirs et maisons de caractère, chapelles, édifices religieux, croix, patrimoine de proximité, industrie, carrières, moulins, communications, agriculture, artisanat, topographie, rivières, étangs, bois, flore, mégalithes, archéologie. (Inventaire : Anne Legrais, José Teffo, Didier Teffo, Gilbert Massard).
Topographie : culmine (81 m) : La Mostière. Bourg (35 m). Territoire vallonné.
Rivières, étangs : Don et affluents : Salmonais, Nilan, Petit Don. Autres ruisseaux : la Mare, la Brêche.
Bois, Flore : Arboretum du Petit-Auverné
Châteaux, maisons de caractère :
Ancien château rasé : Salmonais. Manoir de la Rivière. Autres manoirs : Heurtebise, Renaudière : bourg (siège d’associations locales).
Chapelles, édifices religieux : Eglise St-Sulpice (1844-49). Le sanctuaire des Êtres, proche du Don, est nommé les Êtres car venant du latin « extera », qui désigne les différentes parties d’une maison. Les Aîtres signifient aussi Sépultures: à proximité se trouvaient des menhirs et des dolmens . Oratoire : Rivière (pietà, statue de St René).
Croix : Cahier, Aulnes (Jumelais), calvaire de mission 1877 : route Grand-Auverné, Heurtebise, Plessis : mission 1903, Guidelais, Clopière, embranchement vers Sauzaie, Jumelais, la Butte, bois de la Plousière, Mondouet, de Lezé, Lequeux, Branchères. Sanctuaire des Etres, proche du Don, dédié à la Ste Famille. Lieu de pèlerinage fréquenté à l’Assomption.
Patrimoine de proximité : palis, escalier de schiste (rue Nilan), puits (rue du stade). Ponts.
Moulins : à eau : Pile du Beuchet (à foulon), moulin de l’étang de la Salmonais, planche du Duron. Rivière, Epinards : disparus. A vent : Violette, existant; Rivière, Buttes , Rochettes : disparus. Minoterie autrefois à la Pile et moulin à tan à la Jumelais.
Industrie, Carrières : fabrique d’étoffes de laines et draps : Pile du Beuchet.
Carrières de grès : Tertre, Branchères (1939). Anciennement tannerie (bourg).
Commémoratif : Tombe du Bleu (bois de la Plousière). Deux inscriptions commémoratives au cimetière (résistants fusillés par les allemands : Jules Auffret, Guy Moquet, Marc Bourhis)
Mégalithes : Moulin de Violette : L’ensemble est un complexe mégalithique se composant en 1877 d’alignements mégalithiques de sept pierres rangées et de deux tumili. En 1897, dans le rapport de fouilles de Dortel et Pageot, le site comprenait trois alignements de mégalithes, tous au sol, sauf un bloc encore dressé à cet époque et inscrits dans un triangle de 400m de long sur 200 m de large, dans cet enceinte se trouvaient deux tumuli.
La fouille des deux sépultures a fourni deux haches en pierre polie, des éclats de silex et des fragments de deux vases avec trous de suspension. Ces monuments se rapprochent du type tumulus du Bronze Ancien. Restent aujourd’hui un menhir dans un jardin devant une maison du village du Moulin de Violette, vraisemblablement à son emplacement d’origine et deux menhirs, à l’entrée du parking du sanctuaires des Êtres, redressés lors de l’aménagement du site. Site de la Piète (la Couronne Blanche) Pitre de Lisle, site de Champenielle (P de Lisle, Chapron) de grande ampleur, mais en grande partie détruit.
Archéologie : Quelques traces gallo-romaines. Motte féodale : Branchères.
Alexandre Braud (1900-1999), industriel réputé de l’entreprise Braud de St Mars-la-Jaille, est issu d’une famille de forgerons du Bois Foué au Petit-Auverné. Il développa la fabrication de batteuses, passant du stade artisanal au stade industriel, sur le site aménagé, route d’Ancenis. La société Braud devint en 1960 une des premières entreprises françaises de machinisme agricole, avec une usine ultra moderne employant jusqu’à 750 salariés . En 1972, la société se lança également dans la construction de vendangeuses. Le château d’eau, avec sa boule bleue visible de loin, demeure le vestige incontournable de cette histoire industrielle.
Autres : Salmonais (1794) : lieu de campement de 7 à 800 royalistes dits « brigands ».

Sophie, mère de Victor Hugo, y venait en vacances chez sa tante.
2) Manoir de la Rivière 3) Eglise St Sulpice
4) Oratoire de la Rivière 5) Manoir d’Heurtebise
Manoir de la Renaudière
Le manoir de la Renaudière a d’abord appartenu à la famille Louvigné, puis au XVIIIème à Jean Trébuchet, maître fondeur à la forge de Moisdon-la-Rivière. Ce manoir a accueilli au cours de son histoire la petite fille de Jean Trébuchet, Sophie Trébuchet, mère du célèbre auteur Victor HUGO. Le manoir devient un presbytère en 1833. Racheté en 2007 par la communauté de Communes Châteaubriant-Derval, il est aujourd’hui reconverti en médiathèque.
La Rivière
Le manoir (XVIIème siècle). La demeure primitive aurait été édifiée vers le XIIIème siècle.
Heurtebise
Maison du XVIIIe siècle dans la construction de laquelle on a utilisé des pierres de schiste chanfreinées provenant du bâtiment antérieur.

3) Monument des fusillés du 22 octobre 1941 4) Plaque des fusillés au cimetière
5) Le Don au site des Êtres 6) menhir, gardien de l’accès aux Êtres transfuge de la Piète Liberliger,
CC BY-SA 4.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0 via Wikimedia Commons

3) Moulin de la Planche du Duron sur le Don (A. Legrais)
4) Moulin de la Pile du Beuchet, vers 1890 (Collection particulière)
Moulins de Petit-Auverné
Le moulin à vent de la Rivière devient le complémentaire, à partir de 1842, du moulin à eau du Beuchet.
Apparaissent dans les textes, en 1676, le moulin d’étang de la Salmonais, les moulins à vent de Rochettes (1655) et de Violette (1760).
Au XIXe siècle, le Moulin à draps de la Pile du Beuchet est transformé en moulin à grains.
Construction, vers 1858, d’un autre moulin à eau, à la Planche du Duron.
La Rivière est arrêté dès 1866, le Duron en 1883, la Pile du Beuchet poursuit son activité jusqu’au début des années 1930.
Le Moulin de l’étang de la Salmonais cesse son activité avant 1890.
La famille Renard, qui possédait également les Rochettes, est toujours présente en 1950 avec la minoterie de Violette.

3) Le Petit Don à la Salmonnais 4) Croix Lequeux (Route d’Erbray)
5) Débarras disparu en palis de schiste 6) Tombe du Bleu, bois de la Plousière
Clichés de Maurice Cheveau et de son blog http://petit-auvernepatrimoine.over-blog.com/

2) Croix des Aulnes (côté sud)
3) 4) 5) Croisillons juliens du calvaire du bourg
Croix juliennes
St-Julien-de-Vouvantes était jadis un lieu d’étape sur la route des galères de Brest à Toulon. La légende dit qu’au XVe siècle, un galérien ayant prié avec une grande ferveur le saint de lui accorder le pardon, aurait vu ses chaînes tomber à trois reprises. St Julien devint alors un lieu de pèlerinage très fréquenté aux XVIIe et XVIIIe siècle.
Les croix juliennes étaient alors des poteaux indicateurs installés aux endroits de «perdition», poteaux indicateurs tout de même de «pierre bleue».
Les trois croisillons juliens plantés dans le tertre artificiel de ce calvaire de Petit-Auverné, démontables grâce à leur emboitement, ont été mis à l’abri pendant la Révolution et sont ainsi parvenus jusqu’à nous.

https://nantes.maville.com/actu/actudet_-petit-auverne.-foule-aux-etres-pour-l-assomption-_8-5370780_actu.Htm
2) 3) 4) Fours à pain et Passerelle du Gué Renou (clichés de Maurice Cheveau :
http://petit-auvernepatrimoine.over-blog.com/article-petit-patrimoine-69331908.html)

3) Croix des aulnes (La Jumelais)
Petit-Auverné possède plusieurs croix anciennes, des croix juliennes aux croisillons scellés dans le calvaire du bourg, la croix de Cahier et la doyenne, près de la Jumelais, qui date de 1597.
Chaque année, les fidèles viennent assister à la fête de l’Assomption au domaine des Êtres, à la grotte dédiée à la Sainte-Famille.
Avec ses rochers et la rivière le Don qui coule en contre-bas, le site des Êtres, aménagé au début des années 1980, offre un cadre naturel magnifique.
L’endroit fut redécouvert et aménagé sur l’inspiration du père Édouard Deniaud, curé de Petit-Auverné pendant 43 ans, avec l’aide de bénévoles.
