Chapelle Saint Roch (Blain) : un trésor sur son rocher

Chapelle Saint Roch (Blain) : un trésor sur son rocher

Extrait d’un article Ouest-France 24/07/2023

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/blain-44130/la-chapelle-saint-roch-a-blain-un-tresor-sur-son-rocher-2596045e-29fa-11ee-a386-f1d59f174f5c

Érigée en l’an 1450, pour conjurer une épidémie de peste noire, la chapelle Saint-Roch (Loire-Atlantique), témoin de l’histoire Blinoise, a été dans les années 1990, le premier lieu de la renaissance de la fresque, dans l’Ouest.

Bien que perchée sur un éperon rocheux, la chapelle Saint-Roch, à Blain (Loire-Atlantique), cernée par des chênes multicentenaires, reste quasiment invisible des automobilistes et cyclistes qui empruntent la départementale 42.

Elle est pourtant sortie d’une potentielle destruction prévue dans les années 1990. « Quand nous avons pris possession des lieux, elle était enfouie dans un roncier inextricable qui ne permettait même pas d’y entrer. La toiture était dans un état de délabrement » , situe Jacky Flippot, alors président de château essor Blinois, et un des instigateurs du Centre de la fresque. « Propriété de la commune, qui l’a racheté à l’agriculteur du village de Saint-Roch, la chapelle a été mise à notre disposition, pour en faire le premier chantier expérimental d’art A fresco, dans l’Ouest. » ​

Une technique ancestrale

Cette technique ancestrale, consiste à peindre en appliquant des pigments compatibles avec la chaux, sur un enduit encore frais, constitué de chaux et de sable.

Alors que la commune réparait la toiture, les Compagnons de Saint-Roch entreprenaient, sous la conduite de Louis Roger, artiste peintre et graveur, la réalisation sur les murs intérieurs de la chapelle, d’une fresque monumentale de plus de 100 mètres carrés.

De nouveaux vitraux, sobres et modernes, posés tout dernièrement par Michel Pechousek, vitrier d’art, mettent encore un peu plus en valeur, ces fresques colorées.

Sur un ancien espace druidique

Six siècles après sa construction, la chapelle Saint-Roch retrouve ainsi, de la vitalité. C’est en effet en l’an 1450, pour conjurer l’épidémie de peste noire qui sévissait, que l’édifice religieux a été érigé. Le choix de cet emplacement ne doit rien au hasard,assure Jacky Flippot. Sur cette butte mégalithique, il y avait un ermitage doté d’une fontaine, qui servait d’étape, pour les humains et animaux qui circulaient sur le chemin. Et bien avant encore, on retrouve trace d’un espace sacré druidique. Enfin, comme la chapelle était située à l’entrée de la ville, elle était censée empêcher la peste d’y entrer. ​

Aujourd’hui, la chapelle peut se découvrir en parcourant à pied ou à vélo, le circuit des sites : Un parcours facile de 8,8 km, à partir du port de Blain. Attention toutefois, l’intérieur de la chapelle n’est accessible qu’avec la clé à prendre au préalable, à l’Office de tourisme, place Jean-Guihard, tel 02 40 87 15 11.

Autres extraits de publications diverses :

C’est pour conjurer la peste noire qu’Alain de Rohan fit élever en 1450 la chapelle St Roch. Après avoir été le siège de la frairie du château, elle subit des remaniements et des adjonctions au cours du siècle dernier, époque où on lui ajoute notamment une chapelle servant d’enfeu et où on la surmonte d’un clocheton.

Lieu de pèlerinage jusqu’en 1966, elle est aujourd’hui propriété de la commune qui en a assuré la restauration. On y remarque une belle charpente sous laquelle sont représentées une danse macabre et des scènes de la vie de St Roch.

Bretagne Loire-Atlantique Gal’Art édition 1999 p 157.

La chapelle Saint-Roch de Blain est une chapelle édifiée en 1450 par Alain IX de Rohan après que la peste se fut abattue sur Blain (Loire-Atlantique). Les Blinois jurèrent d’élever une chapelle à Dieu si la maladie les épargnait. La chapelle a été construite sur l’emplacement d’un lieu de culte païen appelé « Pierre Folle ». Elle a longtemps servi de siège à la frairie du château. Jusqu’en 1966, c’était un lieu de pèlerinage.

Fortement remaniée au XIXe, elle abrite la plus grande fresque du XXe siècle[réf. nécessaire], réalisée par l’association « Château et Essor blinois » de 1990 à 1993 dans la technique « a fresco ». Une œuvre de plus de 100 m2, dont l’une des rares représentations de la Danse Macabre et d’autres scènes de la vie chrétienne.

Wikipedia.org

La chapelle St Roch fut construite en 1450 par Alain IX de Rohan pour conjurer la peste noire qui sévissait dans la région.

Cette chapelle, la dernière de Blain, était le siège de la frairie du Château. Edifiée sur une butte mégalithique (le petit Roc Fou), comme la plupart des lieux saints bretons, elle christianisa un site sacré druidique. Soumise aux règles en vigueur chez les Compagnons bâtisseurs, elle est orientée ouest-est. La porte est au couchant, à l’ouest, elle s’ouvre sur l’ombre, le pays des morts, pour aller vers l’est, le chœur, la lumière, l’espace sacré où se déroule la divine Liturgie. Visite : Demander la clef à l’Office de Tourisme

Otsi.blain.free.fr

Chapelle Saint-Roch (XV-XIXème siècle), édifiée en 1450 par Alain IX de Rohan pour conjurer la peste noire qui sévit. Cette chapelle était le siège de la frairie du château. Dans ce lieu-dit existaient jadis deux pitons rocheux: « le grand roc fou », démoli pour en extraire la pierre, et « le petit roc fou » sur lequel se trouve la chapelle. Elle aurait été construite, dit-on, dès les premiers siècles, avec des pierres consacrées au culte druidique. Elle était autrefois entourée de forêts. Ne restent de ces forêts qui étaient continues jusqu’à Nantes, se rejoignant avec les forêts de la Chapelle-sur-Erdre, que la forêt de la Groulais et la forêt du Gâvre.

Longue de 13 mètres, large de 7, elle possède 3 fenêtres ogivales dans le choeur et 2 dans la nef; les poutres sont apparentes. Autrefois le retable de l’autel était composé de 5 à 6 images coloriées réunies dans un cadre de bois. Il y eut jadis, adossée à l’arrière de la chapelle, une petite construction, appellée l’Ermitage, détruite vers 1793. Les processions allaient à la chapelle à la Saint-Roch et à la Saint-Marc pour les biens de la terre. On y faisait bénir les semences et on déposait une poignait de grains dans une « gedde » que l’on offrait ensuite aux pauvres.

Le jour du Vendredi Saint certains sortaient très tôt des maisons pour soulever le couvercle des ruches endormies et balayaient le tin avec un petit balai en genêt, puis couraient à Saint-Roch nettoyer la chapelle avec le même balai pour s’assurer, disaient-ils, une bonne récolte de miel dans l’année.

Au cours du XIXème, la chapelle fut restaurée par la famille Jollan de Clerville, dans un style gothique, avec un faux plafond en plâtre, et en y ajoutant un porche et un petit clocheton. Une chapelle latérale fut édifiée pour servir d’enfeu aux donateurs des restaurations. Elle abrite le tombeau de l’un de ses membres.

Saint Roch fut beaucoup prié au XVIIème siècle, au temps des grandes épidémies comme la peste ou le typhus. Les mères y amenaient aussi leurs enfants atteints de la « rache » ou eczéma. La chapelle est restée un lieu de pèlerinage, notamment pour se préserver des épizooties ou des épidémies, jusqu’en 1969, avec des processions jusqu’en 1966.

Du temps des Rogations, on se rendait en procession à la chapelle Saint-Roch pour obtenir la bénédiction du Seigneur sur les biens de la terre. L’édifice est la propriété de la commune depuis 1870. C’est en 1990 que l’association « Château et Essor Blinois » décide de la magnifier en recouvrant ses murs de peintures à fresque. Pendant 3 ans, les artisans et créateurs vont redonner couleurs et vie à cette chapelle. Ils vont retracer sur ses murs la vie de Saint-Roch et rappeler différents passages des évangiles, entre autres avec une magnifique « Danse Macabre » (1993).

Lafrancedesclochers.xooit.com

Au début des années 1990, le Centre de la Fresque de Blain s’est attaché à lui redonner des couleurs et de la vie:

Fresque pignon ouest effectuée en 1991 : La Vierge Portière, l’Apocalypse et les Saints. 1992 : Parabole de Saint-Marc concernant le Royaume de Dieu.

1993 : La Danse Macabre. La mort emporte le roi, emporte l’évêque, emporte le soldat mais n’emporte pas la femme car seule la femme donne la vie.

La vie de Saint-Roch. Il donne aux plus pauvres, il soigne les pestiférés, il est emprisonné…

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